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Auteurs: Organisation(s)

Un ambitieux plan numérique polonais

La Pologne devrait investir plus de 350 millions de złotys dans l’administration numérique, selon Święta Polska News.

A l’exemple d’autres pays, un projet de numérisation de l’administration polonaise devrait être mis en place dès 2009, encadré par cinq entreprises.

C’est assurément une grande fierté pour la Pologne de rejoindre ainsi les "états modernes"... mais on ne peut pas s’empêcher de se poser la question de savoir si tous les citoyens, spécialement ceux qui ne sont pas formés, qui ont plus difficile,... pourront suivre...

Posté le 30 mars 2009 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

"Internet dans la Cour", projet d’ATD Quart Monde

Après le projet "Internet de rue" (France 2003/2006), en s’appuyant sur une dynamique forte qui rassemble de très nombreux jeunes en Pologne, le Mouvement ATD Quart Monde y bâtit le projet " Internet dans la cour ".

Le projet 2009-2010 d’ATD Quart Monde-Pologne intitulé "Internet dans la cour !" vise à introduire des temps d’accès à l’Internet dans les projets de "bibliothèques de rue" menées en Pologne. Ce projet s’inspire de l’engagement d’ATD Quart Monde depuis le début des années 80 à donner aux populations les plus défavorisés l’accès aux outils des TIC : micro-informatique, puis Internet...

Pour réaliser ce projet, ATD Quart Monde-Pologne cherche des partenaires et un soutien initial de 3000 Euros pour faire l’acquisition du matériel de base pour la phase pilote du projet.

Projet signalé aussi sur le blog de Laurent Jerinte

Posté le 18 mars 2009 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

9.000 PC pour combler la fracture numérique en Belgique

D’après Belga, mardi 10 mars 2009

PC-Solidarity compte, avec le soutien financier de DNS BE, le gestionnaire des noms de domaines .be, mettre au cours des trois prochaines années 9.000 ordinateurs à disposition de projets éducatifs destinés aux personnes défavorisées afin de réduire la fracture numérique en Belgique.

L’initiative a été lancée mardi dans les locaux de l’ASBL Arktos à Louvain en présence du Prince Philippe.

Selon une enquête, près de 2 millions de Belges n’ont jamais utilisé un ordinateur et 2,6 millions n’auraient même jamais surfé sur Internet. La fracture numérique touche principalement la population inactive, à savoir 40 % des chômeurs et 2/3 des plus de 55 ans. Le niveau d’enseignement joue également un rôle puisque près de 60 % des personnes peu scolarisées n’ont jamais utilisé Internet.

PC-Solidarity a lancé lundi un appel à projets. La Fondation Roi Baudouin se charge de la sélection des candidats. Le premier projet débutera le 19 mars. Le deuxième sera lancé en septembre. Ont le droit de se présenter : les organisations socio-éducatives spécialisées en groupes défavorisés comme les organisations d’aide sociale et de pauvreté, les encadrements de jeunes, les projets de création d’emplois et les centres de formation. Durant la phase pilote, 500 ordinateurs ont déjà été installés. Mais PC-Solidarity s’occupe aussi de la formation et du soutien.

PC-Solidarity est la filiale belge de Close the Gap, une organisation créée il y a 5 ans par des étudiants de la VUB, et dont les activités s’étendent au Bénélux, à l’Allemagne et à la France. Olivier Vanden Eynde de PC-Solidarity a déclaré dimanche espérer que le projet permettra de réconcilier 250.000 Belges avec Internet. Piet Spiessens de DNS BE, a par contre refusé de révéler le montant de l’investissement de son organisation dans le projet. PC-Solidarity et d’autres entreprises comme Microsoft contribuent également financièrement au projet.

Après le lancement du projet mardi matin, le Prince Philippe est allé visiter l’ASBL Arktos qui guide des jeunes socialement vulnérables. Il a d’abord assisté à une formation en informatique et sur Internet et a ensuite pris part à une réunion de travail, avec différents chefs d’entreprises qui participent à Close the Gap, sur comment entreprendre de manière socialement responsable.

Posté le 10 mars 2009 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

CyberPolska

Observatoire francophone d’Internet et des NTIC en Pologne

Laurent Jerinte, consultant, vient de nous signaler cet Observatoire francophone d’Internet et des NTIC en Pologne, qu’il anime.

C’est un fait que la Pologne, depuis plusieurs années, est dans une phase très intense de développement, en partie ’boostée’ par l’adhésion au marché européen. A côté de conséquences moins dramatiques que l’immigration d’adultes laissant leurs enfants au pays, il y a tout ce boom de l’Internet.

Un développement qui a des aspects intéressant, comme celui signalé sur le site ’L’UKE veut un internet gratuit pour les plus démunis’, noté par ailleurs sur ce site.

Un autre aspect est celui de l’innovation, qui accompagne ce formidable développement. Il est toujours passionnant d’aborder un peuple par ce qu’il crée, invente.

L’Observatoire... observe, bien évidemment. Espérons que la réalité permettra vraiment un accès à la communication et au savoir qui aille vraiment jusqu’aux plus démunis qui le désirent.

Posté le 8 janvier 2009 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

Participer à la société de l’information

Initiative européenne i2010 sur l’insertion numérique

Du 30 novembre au 2 décembre 2008 se tiennent à Vienne (Autriche) une Conférence et une exposition sur l’e-inclusion.

Ceci fait partie de l’initiative i2010 de la Commission Européenne pour développer l’accès aux nouvelles technologies, suite à la Conférence de Riga (dont on trouvera la déclaration des Ministres en français ici ; .pdf)

Dans un document accessible en ligne (français ; .doc), la Commission Européenne définit ainsi les progrès à faire :

Les progrès dans la réalisation des objectifs de la déclaration ministérielle de Riga

Utilisation d’internet : réduire de moitié les écarts entre la moyenne de la population de l’UE et les personnes âgées, les personnes handicapées, les groupes à faible niveau d’études, les chômeurs et les régions « en retard de développement ».

Des écarts importants persistaient à la fin de 2006 entre la moyenne de la population de l’UE-27 (45% d’utilisateurs réguliers d’internet) et certaines catégories, notamment les personnes de plus de 65 ans (10% d’utilisateurs d’internet), les personnes économiquement inactives (17% d’utilisateurs d’internet), les personnes à bas niveau d’études (25% d’utilisateurs d’internet). Les projections indiquent que ces disparités ne seront pas résorbées de moitié d’ici 2010.

Possibilité d’accès à la large bande : elle doit couvrir plus de 90% de la population.

Cet objectif était déjà atteint fin 2006 (89% de la population de l’UE couverte), mais des différences demeurent entre les pays et les régions : ainsi, 70% seulement de la population rurale a accès à la large bande.

Culture numérique : réduire de moitié l’écart entre la moyenne de la population de l’UE et certaines catégories menacées d’exclusion.

Des écarts importants persistaient à la fin de 2006 entre la moyenne de la population de l’UE-27(59% possède un niveau de base de culture numérique) et certaines catégories, notamment les personnes de plus de 65 ans (17% seulement possède une culture numérique), les personnes économiquement inactives (27%), les personnes à bas niveau d’études (35%).

Accessibilité des sites internet publics : tous les sites publics doivent se conformer aux lignes directrices 1.0 concernant l’accessibilité du contenu du Web, ce qui est particulièrement important pour les handicapés.

Cet objectif était encore loin d’être réalisé à la fin de 2006 (les sites publics contrôlés pleinement conformes à ces lignes directrices étaient minoritaires).

Si on comprend bien, il s’agit de "faire entrer" le maximum de personnes dans un système qui existe déjà et que personne n’est prêt à remettre en cause.

Dans les projets menés avec les familles les plus pauvres, on voit bien que c’est l’inverse qu’il faut faire : partir de ce qui est important pour les personnes concernées, et, de là, bâtir un ensemble plus vaste...

Mais, manifestement la Commission européenne a renoncé à lutter contre la pauvreté pour se contenter de faire de l’e-inclusion "de ceux qui le désirent", comme indiqué dans le texte cité.

Posté le 12 novembre 2008 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

L’Internet belge, créateur de pauvreté ?

L’usage des ordinateurs et d’Internet prend de plus en plus de place au travail, à l’école, dans les loisirs. On peut y trouver de l’information, s’instruire, faire des démarches administratives, passer commande, s’échanger des nouvelles et communiquer avec d’autres, écouter de la musique,... et même pour certains travailler à distance... Pour les familles qui ont le plus difficile, ce n’est pas le matériel qui est coûteux, mais les connections.

L’émission "Questions à la une" du 16 avril s’interrogeait sur le coût élevé de l’Internet en Belgique. Voici un résumé de ce qui s’y est dit : actuellement, en Belgique, il y a deux entreprises qui dominent largement le marché. C’est un "duopole". L’écart entre le coût réel de l’Internet (qui diminue sans arrêt) et ce que ces entreprises facturent (qui reste stable) grandit. L’Etat est l’actionnaire principal d’une de ces entreprises. Ce qu’il y gagne alimente le budget du gouvernement. D’un autre côté, l’organisme chargé de réguler le marché est accusé dans l’émission de ne pas être indépendant. Et la Commission européenne n’est pas intervenue sur ce point, alors qu’elle intervient normalement chaque fois qu’il y a monopole et que la concurrence ne joue pas.

Quelles sont les conséquences de ces coûts élevés (trois fois les prix en France pour des services moindres) ? Elles pèsent tout d’abord sur les indépendants et les entreprises qui ne sont pas à égalité avec leurs concurrents européens.

Mais elles pèsent aussi sur les associations (qui se multiplient dans d’autres pays) pour "vulgariser" et développer les usages de l’Internet. Comme ces associations ont peu de moyens et que les coûts des connections à Internet pèsent dans leur budget, elles limitent leur champ d’action. Elles ne peuvent pas non plus profiter de tarifs préférentiels comme ceux qui ont été mis en place par des pays qui cherchent à ce que l’Internet soit accessible à tous (tarifs "éducation", tarifs pour chômeurs ou minimexés,...).

Et pour les plus pauvres ? Le projet "Internet de rue" [1], mené en France entre 2004 et 2006, a montré que les personnes les plus pauvres sont comme tout le monde. Si elles en ont l’occasion, elles utilisent Internet de la même façon... et souvent, c’est même "un plus" pour elles (recherche d’emploi, de logement, d’information,...). Sur le plan matériel, ce qui leur fait obstacle, ce sont surtout la disponibilité (comment se connecter quand on n’a pas de ligne téléphonique ou de courant électrique ?) et le prix des connections.

Mais le plus grave, c’est le retard énorme pris par ces familles qui, aujourd’hui n’utilisent pas l’ordinateur et donc Internet pour intégrer une société qui se transforme. Car, ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement de manipuler une machine. C’est, pour ces familles, d’accompagner leurs enfants dans leur parcours scolaire, d’entrer dans un mode de communication, de s’approprier un outil sur le plan professionnel, social, culturel,... et surtout de pouvoir y participer, de pouvoir y créer des contenus, y partager leurs savoirs au-delà des frontières. Comme on le dit dans les enceintes internationales, participer à la "société de communication".

Cette situation, aujourd’hui en Belgique, barre l’accès à l’avenir de milliers de familles et accroît encore plus le fossé qui sépare riches et pauvres. Les quelques mesures mises en place par l’Etat ne servent à rien... tant que les citoyens ne peuvent réellement en profiter dans leur vie de tous les jours.

Jean-Pierre Pinet

Posté le 24 septembre 2008 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

Internet gratuit en Pologne ?

Un projet de loi est en cours d’élaboration en Pologne qui devrait permettre un "accès gratuit à Internet" au personnes privées. Ce projet a été annoncé par le président de la commission du Sénat pour l’Économie nationale Tomasz Misiak (Plate-forme civique)

Il s’agit d’une déduction de frais d’Internet... mais on est en droit de se demander ce qu’il adviendra pour ceux qui ne paient pas d’impôts... ou qui ne sont même pas listés comme des personnes à la rue ou avec des revenus d’aide sociale...

Lien hypertexte: Beskid Info
Posté le 24 septembre 2008 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

L’Inde prend de l’avance

Titre : L’Inde se donne deux ans pour fabriquer un ordinateur à 10 dollars Source : Le Monde Date : 19 mai 2007

Après avoir comercialisé effectivement un ordinateur à 49 euros, l’Inde se donne le défi d’un ordinateur à 10 $.

Une belle démontration qu’une volonté politique peut conduire à une baisse des prix de vente du matériel.

Evidemment, le prix du matériel seul ne suffit pas puisque l’article conclut : "Toutefois, la réussite du PC à 10 dollars en Inde ne relève pas seulement d’une prouesse industrielle ou technologique. Pour que les enfants puissent utiliser l’ordinateur, comme le gouvernement local le souhaite, encore faut-il qu’ils sachent lire et écrire. Or, 25 % ne fréquentent pas l’école primaire. En Inde, 40 % des habitants sont illettrés."

Posté le 21 mai 2007 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

Chine : un ordinateur à 129 $

Source : Clubic

Article : Chine : un PC contre la fracture numérique à 129 $

Résumé :
Un fabricant chinois du nom de Sichuan Sinomanic Technology vient de mettre au point un ordinateur qu’il envisage de proposer à la vente pour un prix plancher de 129 dollars. Dépourvue d’écran, cette machine baptisée Tian En GX-2 est conçue pour être utilisée par le biais d’un téléviseur. Prétextant la lutte contre la fracture numérique, bien que ses visées soient on ne peut plus lucratives, Sichuan Sinomanic Technology part du principe que même les foyers les plus pauvres de la Chine populaire commencent à être équipés de téléviseurs. Une simple unité centrale, basique mais fonctionnelle, leur permettrait donc de découvrir les joies de l’informatique et, pourquoi pas, d’Internet.

Posté le 12 février 2007 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

Fracture numérique en Suisse

En Suisse, la "fracture numérique", c’est d’abord des gens ! Ainsi, dans un article du 10 février, le Courrier titre : "En comparaison internationale, les ménages suisses sont nombreux à être reliés à la Toile. Mais l’accès à tous est loin d’être garanti. Surtout quand on est pauvre, âgé, peu scolarisé ou qu’on vit en Suisse latine." Et de développer différentes raisons liées à cette fracture.

Cet article est suivi d’un autre : « Internet, c’est l’avenir pour le 3e âge ».

Posté le 12 février 2007 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul