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Thèmes: accès public aux TIC

9.000 PC pour combler la fracture numérique en Belgique

D’après Belga, mardi 10 mars 2009

PC-Solidarity compte, avec le soutien financier de DNS BE, le gestionnaire des noms de domaines .be, mettre au cours des trois prochaines années 9.000 ordinateurs à disposition de projets éducatifs destinés aux personnes défavorisées afin de réduire la fracture numérique en Belgique.

L’initiative a été lancée mardi dans les locaux de l’ASBL Arktos à Louvain en présence du Prince Philippe.

Selon une enquête, près de 2 millions de Belges n’ont jamais utilisé un ordinateur et 2,6 millions n’auraient même jamais surfé sur Internet. La fracture numérique touche principalement la population inactive, à savoir 40 % des chômeurs et 2/3 des plus de 55 ans. Le niveau d’enseignement joue également un rôle puisque près de 60 % des personnes peu scolarisées n’ont jamais utilisé Internet.

PC-Solidarity a lancé lundi un appel à projets. La Fondation Roi Baudouin se charge de la sélection des candidats. Le premier projet débutera le 19 mars. Le deuxième sera lancé en septembre. Ont le droit de se présenter : les organisations socio-éducatives spécialisées en groupes défavorisés comme les organisations d’aide sociale et de pauvreté, les encadrements de jeunes, les projets de création d’emplois et les centres de formation. Durant la phase pilote, 500 ordinateurs ont déjà été installés. Mais PC-Solidarity s’occupe aussi de la formation et du soutien.

PC-Solidarity est la filiale belge de Close the Gap, une organisation créée il y a 5 ans par des étudiants de la VUB, et dont les activités s’étendent au Bénélux, à l’Allemagne et à la France. Olivier Vanden Eynde de PC-Solidarity a déclaré dimanche espérer que le projet permettra de réconcilier 250.000 Belges avec Internet. Piet Spiessens de DNS BE, a par contre refusé de révéler le montant de l’investissement de son organisation dans le projet. PC-Solidarity et d’autres entreprises comme Microsoft contribuent également financièrement au projet.

Après le lancement du projet mardi matin, le Prince Philippe est allé visiter l’ASBL Arktos qui guide des jeunes socialement vulnérables. Il a d’abord assisté à une formation en informatique et sur Internet et a ensuite pris part à une réunion de travail, avec différents chefs d’entreprises qui participent à Close the Gap, sur comment entreprendre de manière socialement responsable.

Posté le 10 mars 2009 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

Un réseau social solidaire ?

Les rencontres d’Autrans, qui viennent d’avoir lieu, ont vu la naissance dun réseau social thématique, le Web2solidarité, créé par l’Agence mondiale de solidarité numérique.

Le Web2solidarité, réseau social des acteurs de la solidarité numérique ambitionne de :

  • Informer sur les réalités de terrains et les solutions aux fractures numériques
  • Réunir les acteurs de la solidarité numérique
  • Collaborer pour la mise en œuvre d’études et de projets de solidarité numérique

Il regroupe des membres autour de thèmes comme l’ économie (e-commerce, microcrédits, transactions et services bancaires par téléphone, télétravail, industries du numérique,...), l’ accessibilité (e-inclusion, standards du Web, handicapés, accès des handicapés, des jeunes ou des femmes, fracture du genre, fracture générationnelle,...), la santé (Télésanté, télémédecine, consultations, diagnostiques, interventions chirurgicales, interprétation d’images via Internet, satellites ou téléphones...), l’ éducation (Technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement (TICE), Formation à Distance, Contenus et ressources pédagogiques numériques,…), l’ agriculture (Gestion de l’eau, exploitations et cultures agricoles, élevages, suivi des bétails,.. via les TIC), l’ administration (e-administration, e-gouvernance, informatisation, dématérialisation, coopération décentralisée, collectivités territoriales, politiques publiques TIC,…), la connectivité (Infrastructures et technologies de réseaux (Wi-fi, Wimax, Haut Débit, câbles satellites...), désenclavement numérique, accès/service universel...), l’ environnement (Réemploi et recyclage de matériels informatiques, TIC et Développement durable, ressources énergétiques, empreinte carbone), la culture (Industries culturelles : cinéma, musique,...).

Certes ce réseau semble marqué par une solidarité Nord-Sud (sur ce plan, Internet permet de rassembler les personnes), mais ne semble guère aller au bout de ses ambitions puisqu’il ne prend pas en compte, apparemment, un domaine qui traverse tous ceux qui sont cités : celui de la pauvreté... Le Web permettrait-il seulement d’être solidaires entre gens d’un même milieu ?

Posté le 13 janvier 2009 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

CyberPolska

Observatoire francophone d’Internet et des NTIC en Pologne

Laurent Jerinte, consultant, vient de nous signaler cet Observatoire francophone d’Internet et des NTIC en Pologne, qu’il anime.

C’est un fait que la Pologne, depuis plusieurs années, est dans une phase très intense de développement, en partie ’boostée’ par l’adhésion au marché européen. A côté de conséquences moins dramatiques que l’immigration d’adultes laissant leurs enfants au pays, il y a tout ce boom de l’Internet.

Un développement qui a des aspects intéressant, comme celui signalé sur le site ’L’UKE veut un internet gratuit pour les plus démunis’, noté par ailleurs sur ce site.

Un autre aspect est celui de l’innovation, qui accompagne ce formidable développement. Il est toujours passionnant d’aborder un peuple par ce qu’il crée, invente.

L’Observatoire... observe, bien évidemment. Espérons que la réalité permettra vraiment un accès à la communication et au savoir qui aille vraiment jusqu’aux plus démunis qui le désirent.

Posté le 8 janvier 2009 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

S’exprimer au travers de l’informatique

Un intéressant projet est en train de voir le jour en Bretagne, un "wiki [1] des gens du voyage". Voici un extrait de la présentation du projet :

Synthèse du projet envisagé :

Faire exister le Wiki Gens du voyage (Wiki GDV) en impulsant la dynamique à partir de Brest

Objectifs :

  • soutenir les gens du voyage dans la découverte du multimédia et de l’internet
  • favoriser l’expression (écrite ou orale) des gens du voyage par l’appropriation et le développement du WIKI GDV
  • co-construire les pratiques du réseau de partenaires autour du WIKI GDV
  • diffuser l’initiative au niveau départemental, régional et national

Public :

  • familles accueillies sur le terrain d’accueil des gens du voyage de Brest (35 emplacements familiaux)
  • structures partenaires accueillants les gens du voyage sur la ville de Brest
  • structures à l’échelle départementale et nationale souhaitant développer le Wiki GDV (associations de voyageurs, structures travaillant auprès des gens du voyage, FNASAT…)

Animation :

  • Permanente et bénévoles de l’Association Infini
  • La coordinatrice du projet social de l’aire d’accueil des gens du voyage et l’assistante sociale accompagneront la mise en place de l’action sur le terrain.

(lire la suite...)

Posté le 17 novembre 2008 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

Participer à la société de l’information

Initiative européenne i2010 sur l’insertion numérique

Du 30 novembre au 2 décembre 2008 se tiennent à Vienne (Autriche) une Conférence et une exposition sur l’e-inclusion.

Ceci fait partie de l’initiative i2010 de la Commission Européenne pour développer l’accès aux nouvelles technologies, suite à la Conférence de Riga (dont on trouvera la déclaration des Ministres en français ici ; .pdf)

Dans un document accessible en ligne (français ; .doc), la Commission Européenne définit ainsi les progrès à faire :

Les progrès dans la réalisation des objectifs de la déclaration ministérielle de Riga

Utilisation d’internet : réduire de moitié les écarts entre la moyenne de la population de l’UE et les personnes âgées, les personnes handicapées, les groupes à faible niveau d’études, les chômeurs et les régions « en retard de développement ».

Des écarts importants persistaient à la fin de 2006 entre la moyenne de la population de l’UE-27 (45% d’utilisateurs réguliers d’internet) et certaines catégories, notamment les personnes de plus de 65 ans (10% d’utilisateurs d’internet), les personnes économiquement inactives (17% d’utilisateurs d’internet), les personnes à bas niveau d’études (25% d’utilisateurs d’internet). Les projections indiquent que ces disparités ne seront pas résorbées de moitié d’ici 2010.

Possibilité d’accès à la large bande : elle doit couvrir plus de 90% de la population.

Cet objectif était déjà atteint fin 2006 (89% de la population de l’UE couverte), mais des différences demeurent entre les pays et les régions : ainsi, 70% seulement de la population rurale a accès à la large bande.

Culture numérique : réduire de moitié l’écart entre la moyenne de la population de l’UE et certaines catégories menacées d’exclusion.

Des écarts importants persistaient à la fin de 2006 entre la moyenne de la population de l’UE-27(59% possède un niveau de base de culture numérique) et certaines catégories, notamment les personnes de plus de 65 ans (17% seulement possède une culture numérique), les personnes économiquement inactives (27%), les personnes à bas niveau d’études (35%).

Accessibilité des sites internet publics : tous les sites publics doivent se conformer aux lignes directrices 1.0 concernant l’accessibilité du contenu du Web, ce qui est particulièrement important pour les handicapés.

Cet objectif était encore loin d’être réalisé à la fin de 2006 (les sites publics contrôlés pleinement conformes à ces lignes directrices étaient minoritaires).

Si on comprend bien, il s’agit de "faire entrer" le maximum de personnes dans un système qui existe déjà et que personne n’est prêt à remettre en cause.

Dans les projets menés avec les familles les plus pauvres, on voit bien que c’est l’inverse qu’il faut faire : partir de ce qui est important pour les personnes concernées, et, de là, bâtir un ensemble plus vaste...

Mais, manifestement la Commission européenne a renoncé à lutter contre la pauvreté pour se contenter de faire de l’e-inclusion "de ceux qui le désirent", comme indiqué dans le texte cité.

Posté le 12 novembre 2008 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

L’Internet belge, créateur de pauvreté ?

L’usage des ordinateurs et d’Internet prend de plus en plus de place au travail, à l’école, dans les loisirs. On peut y trouver de l’information, s’instruire, faire des démarches administratives, passer commande, s’échanger des nouvelles et communiquer avec d’autres, écouter de la musique,... et même pour certains travailler à distance... Pour les familles qui ont le plus difficile, ce n’est pas le matériel qui est coûteux, mais les connections.

L’émission "Questions à la une" du 16 avril s’interrogeait sur le coût élevé de l’Internet en Belgique. Voici un résumé de ce qui s’y est dit : actuellement, en Belgique, il y a deux entreprises qui dominent largement le marché. C’est un "duopole". L’écart entre le coût réel de l’Internet (qui diminue sans arrêt) et ce que ces entreprises facturent (qui reste stable) grandit. L’Etat est l’actionnaire principal d’une de ces entreprises. Ce qu’il y gagne alimente le budget du gouvernement. D’un autre côté, l’organisme chargé de réguler le marché est accusé dans l’émission de ne pas être indépendant. Et la Commission européenne n’est pas intervenue sur ce point, alors qu’elle intervient normalement chaque fois qu’il y a monopole et que la concurrence ne joue pas.

Quelles sont les conséquences de ces coûts élevés (trois fois les prix en France pour des services moindres) ? Elles pèsent tout d’abord sur les indépendants et les entreprises qui ne sont pas à égalité avec leurs concurrents européens.

Mais elles pèsent aussi sur les associations (qui se multiplient dans d’autres pays) pour "vulgariser" et développer les usages de l’Internet. Comme ces associations ont peu de moyens et que les coûts des connections à Internet pèsent dans leur budget, elles limitent leur champ d’action. Elles ne peuvent pas non plus profiter de tarifs préférentiels comme ceux qui ont été mis en place par des pays qui cherchent à ce que l’Internet soit accessible à tous (tarifs "éducation", tarifs pour chômeurs ou minimexés,...).

Et pour les plus pauvres ? Le projet "Internet de rue" [2], mené en France entre 2004 et 2006, a montré que les personnes les plus pauvres sont comme tout le monde. Si elles en ont l’occasion, elles utilisent Internet de la même façon... et souvent, c’est même "un plus" pour elles (recherche d’emploi, de logement, d’information,...). Sur le plan matériel, ce qui leur fait obstacle, ce sont surtout la disponibilité (comment se connecter quand on n’a pas de ligne téléphonique ou de courant électrique ?) et le prix des connections.

Mais le plus grave, c’est le retard énorme pris par ces familles qui, aujourd’hui n’utilisent pas l’ordinateur et donc Internet pour intégrer une société qui se transforme. Car, ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement de manipuler une machine. C’est, pour ces familles, d’accompagner leurs enfants dans leur parcours scolaire, d’entrer dans un mode de communication, de s’approprier un outil sur le plan professionnel, social, culturel,... et surtout de pouvoir y participer, de pouvoir y créer des contenus, y partager leurs savoirs au-delà des frontières. Comme on le dit dans les enceintes internationales, participer à la "société de communication".

Cette situation, aujourd’hui en Belgique, barre l’accès à l’avenir de milliers de familles et accroît encore plus le fossé qui sépare riches et pauvres. Les quelques mesures mises en place par l’Etat ne servent à rien... tant que les citoyens ne peuvent réellement en profiter dans leur vie de tous les jours.

Jean-Pierre Pinet

Posté le 24 septembre 2008 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

Internet gratuit en Pologne ?

Un projet de loi est en cours d’élaboration en Pologne qui devrait permettre un "accès gratuit à Internet" au personnes privées. Ce projet a été annoncé par le président de la commission du Sénat pour l’Économie nationale Tomasz Misiak (Plate-forme civique)

Il s’agit d’une déduction de frais d’Internet... mais on est en droit de se demander ce qu’il adviendra pour ceux qui ne paient pas d’impôts... ou qui ne sont même pas listés comme des personnes à la rue ou avec des revenus d’aide sociale...

Lien hypertexte: Beskid Info
Posté le 24 septembre 2008 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

L’Inde prend de l’avance

Titre : L’Inde se donne deux ans pour fabriquer un ordinateur à 10 dollars Source : Le Monde Date : 19 mai 2007

Après avoir comercialisé effectivement un ordinateur à 49 euros, l’Inde se donne le défi d’un ordinateur à 10 $.

Une belle démontration qu’une volonté politique peut conduire à une baisse des prix de vente du matériel.

Evidemment, le prix du matériel seul ne suffit pas puisque l’article conclut : "Toutefois, la réussite du PC à 10 dollars en Inde ne relève pas seulement d’une prouesse industrielle ou technologique. Pour que les enfants puissent utiliser l’ordinateur, comme le gouvernement local le souhaite, encore faut-il qu’ils sachent lire et écrire. Or, 25 % ne fréquentent pas l’école primaire. En Inde, 40 % des habitants sont illettrés."

Posté le 21 mai 2007 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

Internet pour chacun

Dans une émission à France Inter, Dominique Dardel livre ses réflexions sur la participation de tous les citoyens à la société telle qu’elle est aujourd’hui.

Pour lui, le terme "fracture numérique" ne conduit guère qu’à du replâtrage, à une action "à la marge" où l’on établit quelques connections, où l’on donne un peu de matériel, fait quelques formations... mais en réalité où on ne résoud rien sur le fond.

De son point de vue, il existe de vrais "noyaux durs" de personnes éloignées d’Internet, où "ce n’est pas dans leur culture" de se servir de ces outils, et où il faut un vrai accompagnement (long) personnalisé. Ces noyaux durs sont une part importante de la population.

Car si on ne fait rien aujourd’hui, alors demain ces personnes seront mises à l’écart parce qu’elles "ne sauront pas"... Il faut donc que ceux qui savent partagent aux autres ! L’avenir, c’est de travailler ensemble à plusieurs en ligne...

Ecouter (podcast) l’interview.

Posté le 21 mars 2007 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

Petites communes contre fracture numérique

Alors que les grandes villes de France sont de plus en plus équipées par les opérateurs nationaux, les "zones blanches" - c’est-à-dire non couvertes parce que jugées non rentables - se multiplient... On peut voir l’exemple de Liévin.

Dans un article, 20Minutes signale l’engagement des petites comunes : "Pour contrer cette fracture numérique, les collectivités viennent prendre le relais des opérateurs en finançant ou en aidant certains projets. C’est le cas à Sauliac-sur-Célé, petite commune du Lot, non éligible aux offres traditionnelles. Ses internautes peuvent depuis février se connecter au haut-débit grâce au wi-fi. La commune a répondu à l’appel à projet du conseil régional, qui a mis en place une enveloppe financière pour aider les 760 communes « oubliées » ou mal desservies."

Le rôle des collectivités - ou de l’Etat - semble s’avérer nécessaire pour contre-balancer les effets du marché...

Posté le 13 mars 2007 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul