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Solidarité par Internet

Extrait du Journal des comités « Solidaires pour les droits » (n° 6 - janvier 2009)

Solidaires grâce à Internet

Début octobre, grâce à une amie, je fais un blog. Cela me permettait de correspondre avec des personnes que je ne connaissais pas.

Mi-novembre, je tombe sur le blog d’une femme habitant dans les Vosges : elle se trouve expulsée par son mari et va habiter une caravane avec ses quatre enfants ; elle faisait un appel au secours sur son blog.

J’ai lu plusieurs fois sa pétition. Je l’ai signée et je suis entrée en contact avec elle par un commentaire laissé sur son blog.

Je lui parle de la loi Dalo. Elle va à la préfecture chercher son dossier. Elle le montre à son assistante sociale qui ne connaissait pas cette loi. Celle-ci l’aide à présenter son dossier. Il a été accepté en commission et elle a obtenu un appartement Type 3.

Elle m’a dit sur mon blog : « C’est toujours ça. C’est mieux que la caravane. » Elle reste prioritaire pour un logement plus grand. Depuis, tous les soirs, on s’envoie un commentaire sur nos blogs.

On a souvent dit qu’Internet ne "créait pas de relations" ou ne pouvait que "prolonger les réseaux existants". Rien n’est moins sûr.

Au contraire, jusqu’ici j’observais que le relatif anonymat d’Internet permettrait plutôt de dépasser (souvent pas de beaucoup) les groupes sociaux auxquels on appartient. Et que, de proche en proche, des relations se créent.

J’avais cependant quelques doutes que celles-ci puissent aller jusqu’à des personnes très pauvres. Je ne connais pas la situation de cette dame... mais il est vrai que le fait de se faire expulser et de ne pas trouver de solutions par la famille ou l’environnement révèle des difficultés...

Au fond, peut-être que les liens au travers d’Internet permettront d’aller jusqu’à ceux qui sont déconsidérés de tous ?

Posté le 28 janvier 2009 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

L’Internet belge, créateur de pauvreté ?

L’usage des ordinateurs et d’Internet prend de plus en plus de place au travail, à l’école, dans les loisirs. On peut y trouver de l’information, s’instruire, faire des démarches administratives, passer commande, s’échanger des nouvelles et communiquer avec d’autres, écouter de la musique,... et même pour certains travailler à distance... Pour les familles qui ont le plus difficile, ce n’est pas le matériel qui est coûteux, mais les connections.

L’émission "Questions à la une" du 16 avril s’interrogeait sur le coût élevé de l’Internet en Belgique. Voici un résumé de ce qui s’y est dit : actuellement, en Belgique, il y a deux entreprises qui dominent largement le marché. C’est un "duopole". L’écart entre le coût réel de l’Internet (qui diminue sans arrêt) et ce que ces entreprises facturent (qui reste stable) grandit. L’Etat est l’actionnaire principal d’une de ces entreprises. Ce qu’il y gagne alimente le budget du gouvernement. D’un autre côté, l’organisme chargé de réguler le marché est accusé dans l’émission de ne pas être indépendant. Et la Commission européenne n’est pas intervenue sur ce point, alors qu’elle intervient normalement chaque fois qu’il y a monopole et que la concurrence ne joue pas.

Quelles sont les conséquences de ces coûts élevés (trois fois les prix en France pour des services moindres) ? Elles pèsent tout d’abord sur les indépendants et les entreprises qui ne sont pas à égalité avec leurs concurrents européens.

Mais elles pèsent aussi sur les associations (qui se multiplient dans d’autres pays) pour "vulgariser" et développer les usages de l’Internet. Comme ces associations ont peu de moyens et que les coûts des connections à Internet pèsent dans leur budget, elles limitent leur champ d’action. Elles ne peuvent pas non plus profiter de tarifs préférentiels comme ceux qui ont été mis en place par des pays qui cherchent à ce que l’Internet soit accessible à tous (tarifs "éducation", tarifs pour chômeurs ou minimexés,...).

Et pour les plus pauvres ? Le projet "Internet de rue" [1], mené en France entre 2004 et 2006, a montré que les personnes les plus pauvres sont comme tout le monde. Si elles en ont l’occasion, elles utilisent Internet de la même façon... et souvent, c’est même "un plus" pour elles (recherche d’emploi, de logement, d’information,...). Sur le plan matériel, ce qui leur fait obstacle, ce sont surtout la disponibilité (comment se connecter quand on n’a pas de ligne téléphonique ou de courant électrique ?) et le prix des connections.

Mais le plus grave, c’est le retard énorme pris par ces familles qui, aujourd’hui n’utilisent pas l’ordinateur et donc Internet pour intégrer une société qui se transforme. Car, ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement de manipuler une machine. C’est, pour ces familles, d’accompagner leurs enfants dans leur parcours scolaire, d’entrer dans un mode de communication, de s’approprier un outil sur le plan professionnel, social, culturel,... et surtout de pouvoir y participer, de pouvoir y créer des contenus, y partager leurs savoirs au-delà des frontières. Comme on le dit dans les enceintes internationales, participer à la "société de communication".

Cette situation, aujourd’hui en Belgique, barre l’accès à l’avenir de milliers de familles et accroît encore plus le fossé qui sépare riches et pauvres. Les quelques mesures mises en place par l’Etat ne servent à rien... tant que les citoyens ne peuvent réellement en profiter dans leur vie de tous les jours.

Jean-Pierre Pinet

Posté le 24 septembre 2008 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

Technologies urbaines, Vieillissements et handicaps

Technologies urbaines, Vieillissements et handicaps

Auteurs : Pennec S. Le Borgne-Uguen F. (Dir.), (ARS, Université de Bretagne Occidentale et M@rsouin)

Date de parution : 2005, Pernnes, Ed. ENSP, Coll Recherche Santé Social.

Résumé : cet ouvrage a pour objet les répercussions de l’introduction des nouvelles technologies et des objets techniques dans les univers de la ville et des habitations. Il étudie la diversité des ajustements qui président à l’acceptation, à la mise en usage et parfois au refus de ces nouveaux objets principalement en matière de mobilité. Comment ces nouvelles technologies permettent-elles aux individus ayant un handicap de maintenir leurs compétences, d’être mobiles et d’exercer leurs activités ? En quoi ces technologies permettent-elles l’accès à des informations, le maintien d’échanges avec autrui ou la réalisation d’activités impossibles sans leur présence ? C’est l’individu dans sa relation avec les objets qui est au centre des questionnements traités. Au domicile, comme dans l’espace public, il s’agit d’interroger les extensions et les glissements d’usage des objets ordinaires et leur capacité à compenser les limites de mobilité des individus. L’objectif est aussi de comprendre les conditions d’acquisition et d’appropriation des objets spécifiquement destinés à compenser les effets des handicaps. L’ouvrage est subdivisé en trois parties. L’une porte sur le domicile et ses aménagements, la seconde est centrée sur les objets de communication et leurs usages, la troisième envisage les liens entre les pratiques et les conceptions des technologies urbaines, en particulier dans le domaine des transports.

Posté le 21 septembre 2006 - Consulter cet article seul
 

Les TIC, une réponse à la pauvreté ?

Sources : Revue latino-américaine Tecnologia et Sociedad, N°6, Edition ITDG /VECAM

Date : octobre 2004

Résumé : selon l’article, l’histoire récente démontre que l’incorporation des technologies de l’information et la communication a reproduit le système d’autorité et la division internationale du travail d’hier. L’innovation technologique qui est née à partir de l’expansion des TIC n’a pas conduit à un village global, comme le prophétisait Mashall Mac Luhan, mais bien plutôt a généré un grand village entrepreneurial, dans lequel la production et le marketing à échelle mondiale conçoivent le monde comme un grand marché unique. Dans ce grand marché, une seule voix est privilégiée (l’homogénéisation propre à la globalisation). On essaye alors d’uniformiser la diversité au lieu de faire se concerter les divers éléments d’une diversité. Les TIC apportent leur contribution à une globalisation qui bénéficie à un petit nombre de personnes situées en même temps qu’elles laissent la majorité chaque fois en arrière, dépossédée de son pouvoir. C’est un phénomène d’aggravation de l’exclusion et de la marginalisation. Le risque est d’inonder les différents recoins des pays les plus pauvres avec de la technologie, au lieu de promouvoir de réels processus d’appropriation. Le modèle pour mettre en oeuvre les TIC en vue de réduire la pauvreté ne se situe pas seulement dans le domaine technologique, mais il faut l’adapter à différents processus qui affectent la vie des pauvres, en particulier les systèmes d’information et de communication rurales. Pendant des siècles, le paysan a survécu grâce à ses propres mécanismes d’information, grâce aussi à des règles sociales qui ont assuré sa subsistance. Un système "nouveau" doit apprendre de ces systèmes traditionnels et, au lieu de les remplacer, doit les renforcer. Toute personne a la capacité de discerner si ce qu’on lui donne comme information lui sert ou non, à condition que l’information soit apportée dans les "codes" qu’elle comprend. Plus important que le processus de diffusion de l’information est donc la manière d’accompagner le processus de codification. Cet accompagnement ne doit pas être le propos d’une intervention peu au fait de la vie de la communauté mais par des intermédiaires d’information qui, en plus d’avoir été formés à la recherche et la mise à disposition d’informations, ont une connaissance des problématiques qui affectent la vie de l’agriculteur : la santé animale, l’élevage, les cultures, les calamités diverses etc. Mettre en oeuvre un système d’information rurale passe donc aussi par l’élaboration très soigneuse de tous ces niveaux, et ceci doit être fait avec la communauté pour répondre aux besoins de celle-ci, et aux requêtes des institutions fournisseuse d’information. Les TIC doivent être au service des besoins des communautés rurales.

Lien hypertexte: Lire l’article
Posté le 8 septembre 2006 - Consulter cet article seul
 

Enquête sur la Web démocratie

Source : L’Express n°2879

Date : semaine du 7 au 13 septembre 2006

Résumé : Face à la crise de la démocratie et à la perte de confiance en les gouvernants, la parole se libère sur le Web, via les blogs et les forums de discussion politiques. Selon une enquête de l’Institut Opinion Way réalisée pour le Forum mondial de la démocratie électronique, 78% des internautes sondés considèrent qu’Internet est un bon moyen pour améliorer le fonctionnement de la démocratie. Un tiers des internautes enquêtés à d’ailleurs déjà consulté le blog d’un élu. Selon Thierry Vedel, chercheur au CNRS spécialiste de la démocratie électronique, la participation à des forums de discussions politiques sur Internet correspond à l’évolution de la participation politique. Elle est plus individuelle et libre que le militantisme dans un parti. Néanmoins, des chercheurs cernent aussi des points faibles concernant le développement des forums de discussions politiques sur le Web. Il a le risque de développement sur le Web de propos extrêmistes échappant à tous contrôles. Il y a aussi le risque de « rumeurs » que l’on peut faire circuler sur la toile pour ternir la crédibilité ou l’image d’un candidat. Internet n’est donc pas tout à fait un média comme un autre.

Posté le 7 septembre 2006 - Consulter cet article seul
 

Le mobilo Web – unité mobile multimédia – propose à Grenoble un accès grand public à Internet en « porte à porte »

Dans le cadre des actions du PIC Urban

Source : Métroscope – Eté 2006

Auteur : A. Péchon

Résumé : le Mobilo Web, le nouveau véhicule d’accès au multimédia, a pour mission de faire connaître Internet dans tous les quartiers de l’agglomération grenobloise et de faire en sorte que les habitants se familiarisent avec ce nouvel outil. Le Mobilo Web est impulsé par la Métro (Communauté de communes de l’agglomération grenobloise) dans le cadre des actions du programme européen PIC Urban. Il s’agit d’une fourgonnette spéciale qui sillonne les quartiers de l’agglomération grenobloise équipée de 6 ordinateurs portables à son bord pour l’initiation à Internet ainsi que d’appareils photos numériques, d’une imprimante et d’un scanner pour les animations. Les ordinateurs se connectent à Internet par le système sans fil 3G avec une connexion directe par satellite. La présentation de ce nouveau média peut donc se tenir en tout lieu, y compris en plein air. Un site Internet accessible depuis celui de la Métro permettra de connaître le parcours des animations proposées par le Modulo Web. La déco de ce véhicule multimédia est très branchée pour que le Modulo Web soit facilement repérable des Grenoblois

Posté le 6 juillet 2006 - Consulter cet article seul
 

Initiatives de terrain et politiques publiques

Les espaces publics numériques

Auteur de l’article : J.-C. Sarrot – Coordonnateur pour pour les NTIC de l’Institit national de la jeunesse et de l’éducation

Article extrait de l’ouvrage : Internet au service de qui ?

Source : Quart Monde – Vaincre l’exclusion n°187 août 2003

Résumé : Les politiques publiques d’accès aux nouvelles technologies voient le jour en France en 1997. Le Programme d’action gouvernemental pour la société de l’information (PAGSI) lance un grand chantier de mise en ligne de données publiques et de l’administration électronique. Il s’agit d’une offre de contenu, mais aussi une aide à l’accès au TIC au sein de différents lieux : l’école, la formation professionnelle, le domicile (aide à l’équipement), l’entreprise, les lieux d’accés publics (EPM). Les espaces publics multimédia sont des lieux à but non lucratifs qui proposent à chacun un accés libre et accompagné aux nouvelles technologies. Les premiers espaces publics multimédias sont issus d’initiatives locales (à Brest, l’association Infini créée en 1995 à pour objectif de favoriser l’accès de tous à Internet). Les pouvoirs publics adoptent une stratégie de développement des espaces publics multimédias avec deux approches : l’équipement multimédia de lieux culturels préexistants (bibliothèques …) et la labélisation de lieux pilotes nés de ces initiatives. En 2001, la Mission interministérielle pour l’accès public à la micro-informatique (MAPI) institue le label EPN (Espace Public Numérique). Les EPN doivent avoir un caractère non commercial. Ils doivent proposer des modules gratuits de sensibilisation à Internet et une formation initiale (Passeport pour l’Internet et le Multimédia : le PIM). Il faut aussi qu’il y ait au moins un animateur multimédia dans l’équipe et au moins 5 ordinateurs connectés. Le label EPN se juxtapose au label PointCyb du Ministère de la Jeunesse, au label ECM (Espace Culture multimédia) du Ministère de la Culture … Les collectivités territoriales ont trouvé des solutions pour équiper leurs espaces publics : rachat d’ordinateurs usagers encore performants à des entreprises, utilisation de logiciels libres et gratuits. Certains Espaces publics multimédias collaborent avec les agences locales pour l’emploi, ou pour l’accès au droit et à l’administration. L’essor des ces espaces publics a accompagné l’emergence d’un métier d’animateur multimédia. Il s’agit d’un rôle clé de médiation, d’animation et de relation humaine. L’animateur doit pouvoir accompagner un projet personnel ou collectif

Posté le 5 juillet 2006 - Consulter cet article seul
 

Sommet mondial sur la Société de l’information : une chance à saisir

Imposer une autre vision du développement

Auteur de l’article : A. Clerc

Article extrait de l’ouvrage : Internet au service de qui ?

Source : Quart Monde – Vaincre l’exclusion n°187 août 2003

Résumé : Le SMSI s’inscrit dans la lignée des grandes manifestations de l’ONU, pour autant, il s’agit bien d’un sommet de nouvelle génération. Il a une approche prospective. Il propose aux chefs d’Etats et de gouvernements une « vision commune et partagée » de notre futur. Il est résolument tourné vers l’avenir. C’est aussi un sommet qui porte sur un thème transversal et global à savoir l’avénement de la Société de l’information. Il analyse les questions relatives au passage de la société industrielle à la société de l’information. Le SMSI de Genève de 2003 a décidé de s’ouvrir aux représentants de la société civile et du secteur privé. On implique ainsi tous les acteurs concernés par l’avénement de la société de l’information et cela permet aussi de placer l’Etat comme arbitre privilégié entre les intérêts des pouvoirs économiques et les attentes des citoyens. Le SMSI permet aux responsables politiques et économiques du monde entier de repenser la société post-industrielle. Le sommet est un véritable processus de construction d’un « agir ensemble ». Il intervient à un moment clé de notre développement mondial alors que la globalisation s’impose un peu partout dans le monde, que les Etats se concentrent désormais sur leurs prérogatives régaliennes primaires et que la pauvreté prend des dimensions alarmantes tant dans les pays en développement que dans les pays industrialisés. Le sommet permet aux différents acteurs de mener une réflexion globale qui intégrent ces mutations. La société civile invitée à participer au SMSI pourra-t-elle dépasser ses propres clivages et imposer une autre vision du développement ? Les enjeux du SMSI sont fondamentaux pour la population mondiale et plus encore pour les personnes déshéritées : accés au savoir, à l’éducation, à la diffusion et au partage des connaissances, préservation de la diversité culturelle, accès aux soins, services de proximité. Les acteurs de la société civile ont un rôle important à jouer pour placer ces enjeux au cœur de la réflexion du SMSI. Une mobilisation forte de la société civile est nécessaire pour que les gouvernements prennent acte de l’importance des enjeux et s’engagent dans la négociation à la hauteur des défis sociaux posés par l’émergence de la société de l’information

Posté le 4 juillet 2006 - Consulter cet article seul
 

Le clavier virtuel

Logiciel développé à l’initiative de l’hôpital de Garches

Source : L’Express n°2869 semaine du 29 juin au 5 juillet 2006

Résumé : l’hôpital de Garches est à l’origine d’un logiciel personnalisable et gratuit en Open Source spécialement conçu pour les personnes qui souffrent d’un handicap. Dans cet établissement, les ergothérapeutes de la plate-forme nouvelles technologies ont lancé un appel d’offres destiné aux écoles d’ingénieurs en informatique. De rencontres en discussions avec les patients et les professionnels de la santé, accompagnées de séries d’essais, le logiciel vient de voir le jour. Le Custom Virtual Keyboard (CVK) est un modèle de performance. Il s’agit d’un clavier virtuel spécialement adapté au niveau de handicap. Il a pour vocation de permettre à des personnes myopathes ou tétraplégique de pouvoir se servir d’un ordinateur. Le logiciel se présente sous la forme d’un clavier qui apparaît sur l’écran d’ordinateur et, par le biais d’une souris et/ou de contacteurs (boutons d’interruption), de cliquer sur le caractère voulu pour simuler l’appui d’une touche au clavier. De plus, les possibilités de paramétrage de l’application peuvent répondre à des nombreux besoins tels que des problèmes de motricité, de vision ou encore d’audition. Il permet aussi la sélection des lettres par clignement de l’œil. Le Custom Virtual Keyboard (CVK) vient d’être récemment mis en ligne. Il ne coute rien et propose de nombreuses options (amélioration de la vitesse de la frappe grâce à un dictionnaire de reconnaissance des mots intégré ; le CVK peut devenir transparent pour laisser visible la page affichée dessous). Une fois téléchargé, on peut l’installer sur n’importe quel PC muni de Windows 2000 ou XP. La clientèle potentielle se chiffre en milliers de personnes

Le site

Téléchargez le Custom Virtual Keyboard

Posté le 3 juillet 2006 - Consulter cet article seul
 

L’Internet, un bien commun planétaire ?

Auteur de l’article : M. Elie – Ingénieur informaticien, président de l’Observatoire des usages de l’Internet

Article extrait de l’ouvrage : Internet au service de qui ?

Source : Quart Monde – Vaincre l’exclusion n°187 août 2003

Résumé : Est-ce que l’Internet est une toute petite planète ne desservant qu’une minorité de la population mondiale bien localisée en certains endroits ? Est-ce que ce constat fait en 2001 par les auteurs du rapport du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) reste fondé ? M. Elie dresse un état des lieux. Il observe que si Internet reste une petite planète largement dominée économiquement et culturellement par les USA et les pays occidentaux, la population mondiale dont il affecte les conditions de vie est beaucoup plus élevée. Chacun est concerné, car Internet devient l’instrument de la globalisation des échanges. Ses usages affectent désormais l’ensemble de l’économie, de la santé, de l’administration, de la politique … Toutefois, l’outil Internet hérite de la très mauvaise répartition mondiale de l’infrastructure téléphonique qui lui sert de plateforme technologique de départ. Cela a pour effet l’accroissement du fossé. Dans les pays en dévéloppement, l’usage de l’Internet est freiné par l’absence ou la faiblesse des infrastructures téléphoniques mais aussi par la complexité de l’interface homme-machine utilisé. L’Internet passe par la maîtrise de l’écrit et la majorité des pages Web sont en langue anglaise. L’informatique demande aussi un apprentissage pour manipuler l’ordinateur et son environnement (clavier, souris etc.). « L’illétrisme informatique » constitue un handicap pour les populations des pays en développement. A cela s’ajoute aussi un obstacle économique qui demeure dans bien des cas encore infranchissable. Néanmoins, Internet offre aussi des opportunités pour les pays du Sud. Il contribue à l’émergence d’une nouvelle géographie avec de nouvelles frontières : les « frontières électroniques ». Des ouvertures se font sur le plan culturel, en matière d’éducation et aussi dans le domaine de l’économie. Par exemple, les échanges scolaires entre pays du Nord et pays du Sud via Internet se multiplient (e-learning, formation professionnelle à distance, coopérations diverses, etc.). Internet permet aussi de maintenir du lien entre communautés géographiquement dispercées (diaspora, immigration, etc.). Les TIC offrent aussi des possibilités d’externalisation du travail vers les pays moins développés. Toutefois, des pays restent en marge de ces changements et ont des niveaux d’équipement très bas (la Syrie). Les pays les moins développés ont peu de moyens à consacrer au développement d’Internet (infractructures, matériel informatique) et à la production de contenus numériques. L’auteur se demande si l’on va pouvoir faire à terme l’économie d’une politique mondiale de l’Internet

Posté le 30 juin 2006 - Consulter cet article seul