Thèmes: logiciels libres
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Des clés USB contre la fracture numérique et pour le logiciel libre
Après la région des Alpes-Maritimes, c’est au tour de celle d’Île-de-France de décider de distribuer des clés USB aux lycéens pour réduire la fracture numérique et favoriser le logiciel libre. En effet, cette dernière région a annoncé la distribution d’une clé USB pour l’ensemble des lycéens de seconde et apprentis de la région. Dès la rentrée 2007, ce sont quelque 175.000 élèves franciliens qui pourront « glisser un bureau virtuel dans leur poche ». Cette initiative de la Région vise à développer l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC), et à réduire la fracture numérique et à favoriser le logiciel libre.
Le 1er février, le conseil régional d’Île-de-France a annoncé qu’il équiperait d’une clé USB 130.000 lycéens de seconde des lycées publics d’Île-de-France ainsi que 45.000 apprentis en première année dans un centre de formation, dès la rentrée de septembre prochain. D’un coût de 2,6 millions d’euros, cette mesure vise à réduire la fracture numérique et à réaffirmer la volonté de la Région de favoriser le logiciel libre.
Lutte contre la fracture numérique et logiciels libres
Voici un extrait de la présentation de cette conférence :
"De nombreuses expériences locales de solidarité, menées dans les pays du Nord et du Sud, utilisent aujourd’hui les logiciels libres pour des actions de coopération et de développement.
C’est en s’appuyant sur un certain nombre de projets basés sur des solutions Open Source que nous avons choisi d’aborder ce thème sur SOLUTIONS LINUX. Plus particulièrement c’est un focus sur le développement numérique de l’Afrique que nous vous proposons cette année."
Le logiciel libre apparaît comme un point d’appui du développement de projets, tout comme, le projet ADEN, porté par le Ministère des Affaires Etrangères français permet le développement de quelques projets, comme par exemple au Burkina Faso (ou sur cet autre lien)
Solidarité numérique : un ordinateur portable pour chaque enfant
Sources : Interdépendances n°62 - troisième trimestre 2006/republié dans ANIS
Date : septembre 2006
Résumé : Alors que près de 50 % des foyers occidentaux ont un ordinateur, on constate que la situation dans les pays émergents est loin d’être aussi idyllique. L’exemple le plus frappant est celui du continent africain, qui ne représente que 2 % des internautes alors qu’il représente 12 % de la population mondiale. Or de nombreuses études démontrent que l’accès à l’éducation et à la culture des plus jeunes est primordial pour le développement économique, démocratique et social d’un pays. De nombreuses ONG, associations et gouvernements se sont attelés à fournir ces technologies à une majorité de personnes, en mettant en place de vastes programmes. Il s’agit de permettre au plus grand nombre d’accéder à cette culture, à ces informations. Une équipe du MIT (Massachusetts Institute of Technology) aux Etats-Unis, autour du chercheur Nicolas Negroponte, s’est lancée dans une initiative très ambitieuse : doter le plus d’enfants possible d’un ordinateur portable dans l’objectif de « donner aux enfants à travers le monde de nouvelles opportunités d’explorer, d’expérimenter et de s’exprimer . Structurée autour d’une association à but non lucratif, l’équipe de Nicholas Negroponte a tenté de faire face aux nombreuses contraintes de ce projet et a pu présenter, en janvier 2005, lors du forum économique mondial de Davos en Suisse, le « One Laptop Per Child project » (OLPC). L’Inde et le Brésil ont été très intéressés dès le départ. Mais de nombreux observateurs se sont montrés réservés quant à la faisabilité de ce projet. En effet, comment prétendre mettre à disposition un ordinateur pour chaque enfant, alors que les gouvernements de ces pays ne sont pas forcément à même de pouvoir payer une éducation à ces enfants. Le prix moyen d’un ordinateur est aussi une entrave à la mise en place de ce projet. La principale contrainte a donc été de réaliser un ordinateur coûtant le moins cher possible, sans être un sous-produit, permettant de naviguer sur Internet, d’envoyer des mails, de faire du traitement de texte, du tableur, de consulter une encyclopédie. La deuxième contrainte a bien sûr été de s’adapter aux infrastructures existantes, à savoir la faiblesse des réseaux téléphoniques et électriques. Sur la contrainte de prix tout d’abord, l’équipe est partie du principe que pour limiter au maximum le coût de la production, il fallait tout d’abord réaliser des économies d’échelles. L’OLPC a donc proposé que ce produit soit acheté en très grandes quantités par les gouvernements (le Brésil a par exemple commandé 15 millions d’ordinateurs il y a quelques semaines), pour être ensuite distribué dans les écoles. OLPC s’est tout naturellement tourné vers le monde du « libre », que ce soit pour la partie système d’exploitation avec Linux, ou pour la partie logicielle. Reste l’épineux problème de la présence d’électricité. En effet, dans de nombreux pays, on est encore loin de trouver des prises électriques partout... C’est pourquoi l’équipe du Media Lab a mis en place, en parallèle d’une alimentation traditionnelle par secteur, un système astucieux de recharge de la batterie grâce à une manivelle qui, actionnée par l’utilisateur pendant une minute, permet une autonomie d’une dizaine de minutes. Les équipes de l’OLPC ont aussi planché sur un écran révolutionnaire qui s’adapte à la luminosité ambiante et qui permet de réduire ainsi la consommation électrique. Des chercheurs français ont aussi eu l’idée de mettre en place des lampadaires reliés par ondes radios et dotés de panneaux solaires, d’une borne WIFI et de prises électriques. Ce système a un potentiel énorme : relié par ondes hertziennes à Internet, ce réseau de pylônes développe un maillage assez serré d’accès Internet, qui permet à la population de se connecter. Les premiers pylônes devraient être construits à Douala, au Cameroun, à la rentrée 2006, et des accords de partenariats sont en cours avec le Qatar, la Chine, le Nigeria... Finalement, ces contraintes inhérentes au faible pouvoir d’achat des pays concernés et à l’insuffisance des infrastructures locales ont amené les chercheurs à trouver des solutions en parfaite adéquation avec une optique de développement durable, avec une utilisation des énergies renouvelables, une adéquation entre besoins et services... Un modèle à suivre dans le domaine des nouvelles technologies en France ?
Logiciels libres et collectivités territoriales
Ouvrage : Logiciels libres et collectivités territoriales - Editions Territorial - Collection Essentiel ISBN 10 : 2-35295-021-X / ISBN 13 : 978-2-35295-021-9
Date de parution : 2006
Auteur : Jean-François Ferraille, dirigeant l’organisme de formation Idetic
Résumé : l’auteur présente dans cet ouvrage les enjeux des logiciels libres utiles pour les collectivités locales. Il analyse les bénéfices, les freins et les risques dans la mise en place de logiciels libres dans les collectivités locales. Il donne des conseils et des pistes sur la question de choisir entre logiciels libres et logiciels propriétaires et quels sont les aspects juridiques à prendre en compte. L’auteur propose un certain nombre de recommandations afin d’optimiser la migration et d’utiliser au mieux les logiciels libres. Il étudie en quoi les logiciels libres peuvent contribuer à la modernisation des administrations locales.
« Un ordinateur pour les familles pauvres ? » par J.-P. Pinet d’ATD quart monde
Source : Internet de rue/republié dans @-Brest
Date : 19/07/06
Résumé : article de Jean Pierre Pinet d’ATD Quart monde publié sur le site du projet internet de rue. Jean Pierre Pinet et l’équipe d’ATD quart monde participent au travail en réseau autour de précarité, lien social et multimédia. Ici les outils de l’internet participent à une reconquête de l’estime de soi, une valorisation des personnes et un accés aux services élément de l’intégration sociale des personnes pauvres ou en précarité.
L’article : « Après un grand silence de trois ans (le dernier Comité Interministériel pour la Société de l’Information datait du 10 juillet 2003), M. le Premier Ministre a annoncé (après le 5° CISI), lors d’une allocution à Marly-le-Roi : "Nous voulons aller plus loin et lancer dès 2007 une formule intégrant un micro-ordinateur adapté, une connexion à haut débit et une formation personnalisée, à domicile. Elle sera proposée aux foyers les plus modestes pour le prix d’un euro par jour, pendant trois ans. Nous généraliserons également l’usage des technologies de l’information pour l’accompagnement scolaire dans les ZEP." Cette annonce, si effectivement elle correspond à un désir et un besoin pour les familles les plus modestes d’être parties prenantes du monde actuel, n’est pas sans poser de questions. Sur le prix d’abord. Un euro par jour pendant trois ans, cela fait 1095 euros (et l’on peut se demander ce que signifie un prêt bancaire lorsqu’on n’a pas assez d’argent pour ouvrir un compte...). Ce sera très probablement innaccessible pour les familles les plus pauvres, celles qui n’ont guère que quelques centaines d’euros par mois pour vivre. Lorsqu’on voit que le MIT lance des ordinateurs à 100$ (même si en réalité ils seront facturés 140 ou 150 $), on se dit qu’entre les deux solutions, il pourrait y avoir une offre possible. "Un ordinateur adapté" : que cache ce concept ? Va-t-il, comme c’est le cas dans de très nombreux autres domaines y avoir des "ordinateurs pour les pauvres", alors considérés comme handicapés intellectuellement, socialement, économiquemment ? Des ordinateurs moins performants ? De telles discriminations seraient intolérables. Elles ne feraient qu’accroître la fracture sociale, et donc numérique. Un accompagnement, basé sur une "formation personnalisée, à domicile". Là aussi, qu’est-ce à dire ? Nos voisins belges sont déjà beaucoup plus loin, pour ce qui est des responsabilités prises en charge par des administrations publiques, tant sur la réflexion, la non-discrimination que la pratique à travers, par exemple, l’action des CPAS. Lorsqu’on sait que l’emploi est plus accessible par Internet que par les petites annonces papier, que l’administration est de plus en plus accessible aussi par Internet (même s’il reste de nombreux efforts à faire pour tous les droits concernant les pauvres au premier chef : dossiers pour les logements sociaux, allocations,...) il est de la responsabilité de l’Etat au nom de la lutte contre la pauvreté et de la compétitivité économique de prendre des mesures afin de peser sur les producteurs pour casser les rentes monopolistiques, permettre que se diffusent des logiciels libres et gratuits, baisser les prix des matériels (certains pays du Tiers Monde ont réduit leurs taxes à 0% afin de rendre les prix plus abordables), de légiférer pour que les possibilités de connexions gratuites ou à très bas coût puissent se répandre. Toute la France doit progresser ensemble. L’accès à l’information, au savoir, à la communication doit devenir un droit pour tous »
Ateliers consacrés aux logiciels libres et gratuits à Addis-Abeba
Source : Unesco
Date : 17/07/06
Résumé : La capitale de l’Ethiopie, Addis-Abeba, accueille du 10 au 21 juillet 2006 au Centre de conférences des Nations Unies et à Université d’Addis-Abeba une série d’ateliers sur les logiciels libres et gratuits destinés aux responsables politiques, aux professionnels de l’information et aux professionnels du développement. Au programme : activités de formation sur l’utilisation de LINUX et des applications côté serveur pour les administrateurs réseau et le personnel de maintenance informatique ; partage de l’information et formation pour les ONG et d’autres professionnels du développement concernant l’utilisation des logiciels libres et gratuits dans la mise en œuvre des programmes de développement ; sensibilisation des décideurs et responsables du secteur public, privé et de la société civile à des questions comme l’approvisionnement non discriminatoire et les indicateurs permettant d’évaluer l’applicabilité des logiciels libres et gratuits. La manifestation est organisée par EFOSSNET (réseau éthiopien pour les logiciels libres et gratuits) avec le soutien de CATIA, de l’Association des professionnels éthiopiens des technologies de l’information (EITPA) et de l’UNESCO. Le réseau EFOSSNET mène un programme de sensibilisation, de recherche et de formation pour l’utilisation des logiciels libres dans le contexte éthiopien. Le petit noyau de départ implanté à Addis-Abeba s’est étendu de la capitale vers les régions rurales et compte aujourd’hui des membres issus des organisations de développement, du milieu universitaire, de la société civile et du secteur public. Le réseau a également créé LucyNUX, un groupe féminin qui se bat pour promouvoir la participation des femmes dans le domaine des logiciels libres et des activités de développement à l’aide des TIC
L’accès des handicapés au cyberespace thème de réflexion au SMSI de Tunis
Source : Unesco
Date : 16/11/2005
Résumé : Le séminaire « Les TIC et les personnes handicapées » est l’un des trois événements organisés par l’UNESCO dans le cadre de la réunion du Sommet mondial sur la société de l’information à Tunis. Le séminaire a examiné les politiques permettant de promouvoir l’accessibilité et l’intégration dans le monde numérique, notamment dans les pays en développement, et les actions à mener pour améliorer l’accès des handicapés au cyberespace en tenant compte des objectifs de participation et d’intégration des sociétés du savoir. Il s’agit d’une tribune pour débattre des politiques relatives à l’utilisation des TIC au service des handicapés. Des représentants des gouvernements, des chercheurs et des représentants de la société civile ont partagé leurs expériences et leurs idées sur l’utilité que peuvent avoir les TIC pour améliorer la vie des personnes handicapées. Cette réunion a permis d’examiner les politiques à travers le monde en matière d’utilisation des TIC au service des handicapés (déficients visuels, malentendants, personnes avec des handicaps moteurs et cognitifs…) ; de présenter des solutions permettant aux handicapés d’avoir accès à l’information, telles que les services bibliothécaires spécialisés, les logiciels libres et ouverts, les solutions adaptées pour l’information et la communication des personnes autistiques
Le clavier virtuel
Source : L’Express n°2869 semaine du 29 juin au 5 juillet 2006
Résumé : l’hôpital de Garches est à l’origine d’un logiciel personnalisable et gratuit en Open Source spécialement conçu pour les personnes qui souffrent d’un handicap. Dans cet établissement, les ergothérapeutes de la plate-forme nouvelles technologies ont lancé un appel d’offres destiné aux écoles d’ingénieurs en informatique. De rencontres en discussions avec les patients et les professionnels de la santé, accompagnées de séries d’essais, le logiciel vient de voir le jour. Le Custom Virtual Keyboard (CVK) est un modèle de performance. Il s’agit d’un clavier virtuel spécialement adapté au niveau de handicap. Il a pour vocation de permettre à des personnes myopathes ou tétraplégique de pouvoir se servir d’un ordinateur. Le logiciel se présente sous la forme d’un clavier qui apparaît sur l’écran d’ordinateur et, par le biais d’une souris et/ou de contacteurs (boutons d’interruption), de cliquer sur le caractère voulu pour simuler l’appui d’une touche au clavier. De plus, les possibilités de paramétrage de l’application peuvent répondre à des nombreux besoins tels que des problèmes de motricité, de vision ou encore d’audition. Il permet aussi la sélection des lettres par clignement de l’œil. Le Custom Virtual Keyboard (CVK) vient d’être récemment mis en ligne. Il ne coute rien et propose de nombreuses options (amélioration de la vitesse de la frappe grâce à un dictionnaire de reconnaissance des mots intégré ; le CVK peut devenir transparent pour laisser visible la page affichée dessous). Une fois téléchargé, on peut l’installer sur n’importe quel PC muni de Windows 2000 ou XP. La clientèle potentielle se chiffre en milliers de personnes
Téléchargez le Custom Virtual Keyboard
Introduction de l’informatique en langue locale dans les CMC népalais soutenus par l’UNESCO
Source : UNESCO
Date : 03/07/06
Résumé : la méconnaissance de l’anglais est un obstacle qui empêche des populations d’utiliser les technologies de l’information et de la communication (TIC). Pourtant l’accès à l’information est considéré comme un droit fondamental de la personne humaine. Une grande partie de la population népalaise est privée de ce droit à cause de la barrière de la langue. Sans la mise en place de solutions en langue locale, les populations rurales du Népal qui ne comprennent pas l’anglais ni d’autres langues courantes sur Internet resteront exclues de l’information, de l’éducation et du savoir. Sous l’égide de l’UNESCO, dix-sept formateurs et bénévoles des centres multimédia communautaires (CMC) népalais ont participé à un atelier consacré à l’installation et l’utilisation de Nepalinux, un système d’exploitation libre et gratuit. La formation devrait contribuer à faire de la langue locale un facteur déterminant pour réduire la fracture numérique et la fracture de l’information. Les connaissances acquises pendant la formation vont permettre aux formateurs et aux utilisateurs des CMC et des télécentres d’avoir accès à Internet mais également de créer du contenu en langue locale. Nepalinux est fourni avec un ensemble de logiciels (GNOME, Open Office, la suite Mozilla) et divers utilitaires comme la prise en charge Unicode pour le népali ainsi qu’un dictionnaire de synonymes et un correcteur orthographique en népali
Le Bus de l’emploi par les Logiciels Libres à Paris
Source : @-Brest
Auteur : Esaunier
Date : 23/06/2006
Résumé : La Ratp, les associations SiliconSentier, Réseau2000 et l’ EPN du Centre Social BelleVille se sont associés pour participer à "Paris Capitale du Libre", le 26 Juin 2006. Ils présentent le Bus de l’emploi par les Logiciels Libres. Le bus acceuille des Parisiens, formés au libre, en postes ou en recherches d’emploi. Ils feront connaître leurs compétences, les formations suivies et presenteront leurs CV. Le bus comporte 12 ordinateurs


