Thèmes: milieu rural
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- solidarité numérique
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Bilan mitigé du cartable électronique dans l’Isère (France)
Dans un article du 5 mars 2007 publié dans l’Infobourg, Lucie donnat dresse un bilan très mitigé de cette mise en oeuvre du cartable électronique.
"Globalement, le rapport note que « l’utilisation des Espaces Numériques de Travail (ENT) au collège pose de nombreuses difficultés aux enseignants pour des raisons de différente nature : informatique, organisationnelle, politique, socio-économique et pédagogique. Différentes recherches montrent que les enseignants n’exploitent pas encore pleinement les potentialités des ENT ». Cette étude menée auprès d’enseignants isérois vient confirmer et renforcer cette constatation. L’appropriation par les enseignants n’est pas naturelle et provoque bien des changements dans leur manière d’enseigner et leur statut d’enseignant." En outre, "les ordinateurs n’ont été utilisés que dans les collèges et ne sont pas entrés dans les familles. « L’usage extra-scolaire pour le soutien et l’accompagnement n’a été que très rarement mis en place et l’objectif initial n’a pas été atteint de ce point de vue. En conséquence, les deux types de logique (scolaire et équipement) sont entrées en contradiction », indique le rapport de l’INRP."
Le futur de la téléphonie mobile se joue aussi au Kenya
Sources : Internet actu / @-Brest
Date : 24/09/2006
Résumé : l’avenir de la téléphonie mobile se joue dans les pays « en voie de développement“. Si le portable a initialement été conçu pour répondre aux besoins et aux attentes des personnes des pays industrialisés, sa diffusion devient très forte dans les pays du Sud. 59% des 2,4 milliards d’utilisateurs de mobiles vivent dans un pays en voie de développement. En Afrique, le nombre d’utilisateurs est passé de 63 à 152 millions en seulement deux ans. Rien qu’au Kenya, le nombre d’utilisateurs de mobiles est passé de 3,4 à 5,6 millions ces 18 derniers mois. Le pays ne compte pourtant que 200 000 foyers dotés d’électricité. Cette explosion est-elle la conséquence ou la cause du développement économique du pays, où 437000 emplois ont été créés l’an passé ? Une étude effectuée pour Vodaphone par la London Business School estimait que le fait d’équiper 10 personnes sur 100 d’un téléphone mobile entraînait une augmentation de 0,6% du PIB. Une infime partie des possibilités offertes par les téléphones mobiles sont réellement utilisées, alors même qu’ils constituent, dans les pays émergents, un substitut idéal aux PC des pays développés.
Proposition de guide : Accès public et appropriation des TIC dans le monde rural
Source : Créatif-public
Date : septembre 2006
Résumé : lancement d’un chantier collectif autour de l’accès public et de l’appropriation des TIC dans le monde rural. Il s’agit de mener une réflexion collective sur ce thème. Les initiatives développées en milieu rural peuvent avoir des caractéristiques différentes et peut-être liées au caractère rural (des facteurs complémentaires tels que la distance physique, l’isolement, les types de métiers, l’origine et la formation des animateurs sont à prendre en compte). L’objectif serait, à partir de l’analyse d’initiatives et d’expériences qui se développent en zone rurale, de voir s’il y a vraiment une spécificité du rural, de la décrire et de l’analyser pour permettre aux animateurs et aux coordinateurs d’espaces publics ruraux de développer leur activité (sensibilisation des usagers, mise en place d’animations, de partenariats...). La réalisation d’un guide sur ce thème pourrait être envisagée pour concrétiser l’axe de travail et de réflexion qui est mis en place.
Internet haut débit en Amazonie
Source : AFP
Date : 21/09/06
Résumé : en collaboration avec le gouvernement brésilien, le groupe américain Intel va équiper d’un réseau Internet haut débit sans fil la petite ville brésilienne de Parintins (114 000 habitants), en Amazonie, dans le cadre d’un programme de développement d’internet dans les régions les plus isolées de la planète. Intel établira un réseau sans fil bâti sur la technologie Wimax (qui a une portée de près de 50 km), auquel seront connectés un centre de santé, des écoles publiques, un centre culturel et une université. Dans cette communauté qu’on ne peut atteindre que par bateau ou par avion, l’Internet à haut débit apporte le savoir-faire des experts, une imagerie médicale sophistiquée et toutes les bibliothèques mondiales. Le groupe informatique Intel veut lancer des projets similaires dans des communautés isolées en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient, où l’électricité et les télécommunications ne sont pas fiables, dans le cadre d’un programme doté de plus d’un milliard de dollars.
Projet de cooperation au développement de la Fondation Bip Bip à Essaouira (Maroc)
Source : Fondation Bip Bip
Date : septembre 2006
Résumé : la Fondation Bip Bip a décidé de developper son action en direction des pays en développement. Forte de son expérience sur le terrain en Espagne, la Fondation Bip Bip a décidé d’aller mener des projets de développement à l’aide des TIC sur le continent africain. Elle développe actuellement un projet d’apprentissage de la lecture et de l’écriture en utilisant les TIC à Essaouira au Maroc. Il s’agit aussi d’apprendre le fonctionnement des nouvelles technologies. Ce projet s’adresse à tous les habitants de cette ville et aux collectivités. Il prévoit la donation en 5 ans de 10 000 ordinateurs aux habitants de cette ville pour réduire la fracture numérique et contribuer au développement de la région.
Solidarité numérique : un ordinateur portable pour chaque enfant
Sources : Interdépendances n°62 - troisième trimestre 2006/republié dans ANIS
Date : septembre 2006
Résumé : Alors que près de 50 % des foyers occidentaux ont un ordinateur, on constate que la situation dans les pays émergents est loin d’être aussi idyllique. L’exemple le plus frappant est celui du continent africain, qui ne représente que 2 % des internautes alors qu’il représente 12 % de la population mondiale. Or de nombreuses études démontrent que l’accès à l’éducation et à la culture des plus jeunes est primordial pour le développement économique, démocratique et social d’un pays. De nombreuses ONG, associations et gouvernements se sont attelés à fournir ces technologies à une majorité de personnes, en mettant en place de vastes programmes. Il s’agit de permettre au plus grand nombre d’accéder à cette culture, à ces informations. Une équipe du MIT (Massachusetts Institute of Technology) aux Etats-Unis, autour du chercheur Nicolas Negroponte, s’est lancée dans une initiative très ambitieuse : doter le plus d’enfants possible d’un ordinateur portable dans l’objectif de « donner aux enfants à travers le monde de nouvelles opportunités d’explorer, d’expérimenter et de s’exprimer . Structurée autour d’une association à but non lucratif, l’équipe de Nicholas Negroponte a tenté de faire face aux nombreuses contraintes de ce projet et a pu présenter, en janvier 2005, lors du forum économique mondial de Davos en Suisse, le « One Laptop Per Child project » (OLPC). L’Inde et le Brésil ont été très intéressés dès le départ. Mais de nombreux observateurs se sont montrés réservés quant à la faisabilité de ce projet. En effet, comment prétendre mettre à disposition un ordinateur pour chaque enfant, alors que les gouvernements de ces pays ne sont pas forcément à même de pouvoir payer une éducation à ces enfants. Le prix moyen d’un ordinateur est aussi une entrave à la mise en place de ce projet. La principale contrainte a donc été de réaliser un ordinateur coûtant le moins cher possible, sans être un sous-produit, permettant de naviguer sur Internet, d’envoyer des mails, de faire du traitement de texte, du tableur, de consulter une encyclopédie. La deuxième contrainte a bien sûr été de s’adapter aux infrastructures existantes, à savoir la faiblesse des réseaux téléphoniques et électriques. Sur la contrainte de prix tout d’abord, l’équipe est partie du principe que pour limiter au maximum le coût de la production, il fallait tout d’abord réaliser des économies d’échelles. L’OLPC a donc proposé que ce produit soit acheté en très grandes quantités par les gouvernements (le Brésil a par exemple commandé 15 millions d’ordinateurs il y a quelques semaines), pour être ensuite distribué dans les écoles. OLPC s’est tout naturellement tourné vers le monde du « libre », que ce soit pour la partie système d’exploitation avec Linux, ou pour la partie logicielle. Reste l’épineux problème de la présence d’électricité. En effet, dans de nombreux pays, on est encore loin de trouver des prises électriques partout... C’est pourquoi l’équipe du Media Lab a mis en place, en parallèle d’une alimentation traditionnelle par secteur, un système astucieux de recharge de la batterie grâce à une manivelle qui, actionnée par l’utilisateur pendant une minute, permet une autonomie d’une dizaine de minutes. Les équipes de l’OLPC ont aussi planché sur un écran révolutionnaire qui s’adapte à la luminosité ambiante et qui permet de réduire ainsi la consommation électrique. Des chercheurs français ont aussi eu l’idée de mettre en place des lampadaires reliés par ondes radios et dotés de panneaux solaires, d’une borne WIFI et de prises électriques. Ce système a un potentiel énorme : relié par ondes hertziennes à Internet, ce réseau de pylônes développe un maillage assez serré d’accès Internet, qui permet à la population de se connecter. Les premiers pylônes devraient être construits à Douala, au Cameroun, à la rentrée 2006, et des accords de partenariats sont en cours avec le Qatar, la Chine, le Nigeria... Finalement, ces contraintes inhérentes au faible pouvoir d’achat des pays concernés et à l’insuffisance des infrastructures locales ont amené les chercheurs à trouver des solutions en parfaite adéquation avec une optique de développement durable, avec une utilisation des énergies renouvelables, une adéquation entre besoins et services... Un modèle à suivre dans le domaine des nouvelles technologies en France ?
Dévelopement rural et TIC au Québec : comment les nouvelles technologies peuvent-elles contribuer au développement rural ?
Sources : CEFRIO/@Brest
Date : 17/09/2006
Résumé : en novembre 2005, le CEFRIO, l’organisme Collectivité ingénieuse de la péninsule acadienne (CIPA), ainsi que le Centre local de développement (CLD) de Bonaventure et celui d’Avignon dans la Baie-des-Chaleurs ont amorcé la recherche-expérimentation dans des municipalités régionales de comté (MRC). Il s’agit de MRC innovantes. L’utilisation des TIC et d’Internet doit venir en appui au développement rural de ces municipalités régionales de comté (MRC). Depuis mars 2006 et pour une durée de trois ans, le ministère des Affaires municipales et des Régions s’est engagé à soutenir les initiatives locales regroupant des partenaires privés, associatifs, institutionnels ou publics. Ces projets doivent favoriser le développement de nouveaux services et produits, permettre le transfert d’expertises ainsi que l’identification de nouveaux savoirs en matière d’utilisation des nouvelles technologies afin de contrer l’exode des jeunes en région éloignée, assurer la vitalité des zones rurales, favoriser le développement des entreprises locales et le maintien des services publics. Une majorité de milieux ruraux disposent maintenant de liens Internet haute débit permettant de relier les institutions d’enseignement, les édifices municipaux et certains services et entreprises locales au reste du monde. En pratique, cette recherche-expérimentation prévoit de bâtir un modèle d’innovation spécifique aux enjeux et défis locaux rencontrés par les MRC d’Avignon et de Bonaventure, lequel sera alimenté par une démarche de sensibilisation aux possibilités qu’offrent les technologies de l’information et l’utilisation d’Internet pour le développement d’un territoire.
L’UNESCO lance un appel à propositions de production de podcasts vidéos
Source : Unesco
Date : 15/09/06
Résumé : l’UNESCO lance un appel à propositions de production de podcast vidéos. Cela s’inscrit dans le cadre de son projet : "Application des TIC dans les secteurs de l’audiovisuel et les services publics de radiotélévision dans les pays en développement ". Le projet vise à mettre les TIC au service de l’élaboration de contenus consacrés aux grands sujets de société et aux questions de développement tels que les droits de l’homme, la paix, la tolérance et la lutte contre la discrimination, en offrant aux pays en développement des possibilités de formation, de production et de diffusion. L’UNESCO souhaite ainsi produire et distribuer des podcasts vidéos adaptés à tous les publics mais ciblant plus particulièrement les jeunes adultes (20 à 35 ans) dans le but de favoriser une meilleure compréhension des questions de développement et de société qui forment les domaines prioritaires de l’UNESCO : à savoir les droits de l’homme ; la paix ; la tolérance ; la lutte contre les discriminations fondées sur la race, le sexe ou autres facteurs (comme le statut sérologique) ; les Objectifs du Millénaire pour le développement, en particulier la lutte contre la pauvreté, l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes ; la liberté d’expression ; la communication interculturelle. L’UNESCO souhaite aborder ces questions à travers l’analyse critique des situations sous-régionales ou régionales afin d’offrir aux différents publics des perspectives nouvelles sur les questions de développement tout en nourrissant une réflexion sur des solutions novatrices, que ce soit à l’échelle de l’individu ou de la communauté. Pour les modalités de cet appel à proposition, consulter le lien de l’UNESCO
Les télécommunications des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes
Auteur : J.-F. Soupizet
Extrait de l’ouvrage : La fracture numérique nord sud, Paris, Economica, 2005
Résumé : les pays de l’Amérique latine et des Caraïbes rassemblent environ 520 millions d’habitants en 2000. C’est un vaste ensemble. Les inégalités sont marquées entre les différents pays qui composent cette zone. En 2000, l’infrastructure téléphonique comptait environ 77 millions de lignes soit environ 12 lignes pour 100 habitants. Mais il y a des disparités fortes dans la région considérée : il y a 7 lignes pour 100 habitants au Pérou contre 20 en Argentine. L’évolution dans la décénnie 1980-1990 montre une progression relativement importante des ratios de télédensité (taux de croissance annuelle de 6,8%). Mais c’est dans la décennie 1990-2000 que les progressions ont été les plus fortes. Les pays de l’Amérique latine et des Caraïbes rattrapent leur retard en matière d’accès aux services de communications fixes. La progression de la téléphonie mobile est encore plus spéctaculaire : en 2000 les abonnés au systèmes mobiles représentent 82% du parc de téléphone fixe. Toutefois, les niveaux d’équipement peuvent être variables d’un pays à l’autre. La croissance de l’Internet en Amérique latine est également très forte avec 18 millions d’utilisateurs en 2001. Les catégories sociales élevées et moyennes demeurent les principaux utilisateurs des TIC. Le développement d’Internet dans la région se heurte à une connectivité insuffisante. La majorité des opérateurs de télécommunication étaient à la fin des années 1960 des entreprises d’Etat bénéficiant d’un monopole dans leur domaine de compétence. Ce contexte va connaître des mutations profondes. Ces pays vont se diriger vers la privatisation des opérateurs et vers l’organisation de la concurrence. Des modèles alternatifs de partenariat entre le public et le privé ont aussi été lancés.
Internet sans abonnement France Télécom
Source : Lettre de l’AFNET
Date : 26/08/06
Résumé : la quasi-totalité des Français vont avoir la possibilité d’accéder à internet sans avoir à payer l’abonnement à France Télécom, l’opérateur historique, soit une économie de 15 euros par mois. Cela concerne aussi les internautes situés dans les régions plus reculées. Deux opérateurs, Free et Neuf, viennent de lancer de façon concomitante de nouvelles offres qui vont permettre aux internautes situés dans les régions plus reculées de ne plus avoir à payer l’abonnement à France Télécom. Jusqu’à maintenant, ces offres étaient réservées aux internautes situés dans les grands centres urbains, soit un peu plus de la moitié de la population. Face à cette offensive de ses deux principaux concurrents, France Télécom laisse entendre qu’il prépare pour "la fin de l’année" une série d’offres similaires, qui n’inclueraient donc plus l’abonnement. L’opérateur historique a aussi dans les cartons des offres jouant la "convergence" entre téléphonie fixe et mobile, internet et la télévision, et misant sur "l’innovation". L’opérateur Free est présent depuis 2002 dans ces "zones oubliées" afin d’être "une alternative à France Télécom". A la fin juin, un peu plus de 27% de ses abonnés provenaient de ces régions. La stratégie de Neuf, dont le réseau couvre près de 70% du territoire, est identique. Il s’agit de proposer une offre au niveau national. Au contraire des grandes métropoles où la concurrence a pu s’installer, ces régions, dites zones non dégroupées et qui représentent près de 46% de la population, sont sous le quasi-monopole de France Télécom. Free et Neuf sont actuellement les deux seuls opérateurs à faire des offres.


