Thèmes: solidarité numérique
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9.000 PC pour combler la fracture numérique en Belgique
PC-Solidarity compte, avec le soutien financier de DNS BE, le gestionnaire des noms de domaines .be, mettre au cours des trois prochaines années 9.000 ordinateurs à disposition de projets éducatifs destinés aux personnes défavorisées afin de réduire la fracture numérique en Belgique.
L’initiative a été lancée mardi dans les locaux de l’ASBL Arktos à Louvain en présence du Prince Philippe.
Selon une enquête, près de 2 millions de Belges n’ont jamais utilisé un ordinateur et 2,6 millions n’auraient même jamais surfé sur Internet. La fracture numérique touche principalement la population inactive, à savoir 40 % des chômeurs et 2/3 des plus de 55 ans. Le niveau d’enseignement joue également un rôle puisque près de 60 % des personnes peu scolarisées n’ont jamais utilisé Internet.
PC-Solidarity a lancé lundi un appel à projets. La Fondation Roi Baudouin se charge de la sélection des candidats. Le premier projet débutera le 19 mars. Le deuxième sera lancé en septembre. Ont le droit de se présenter : les organisations socio-éducatives spécialisées en groupes défavorisés comme les organisations d’aide sociale et de pauvreté, les encadrements de jeunes, les projets de création d’emplois et les centres de formation. Durant la phase pilote, 500 ordinateurs ont déjà été installés. Mais PC-Solidarity s’occupe aussi de la formation et du soutien.
PC-Solidarity est la filiale belge de Close the Gap, une organisation créée il y a 5 ans par des étudiants de la VUB, et dont les activités s’étendent au Bénélux, à l’Allemagne et à la France. Olivier Vanden Eynde de PC-Solidarity a déclaré dimanche espérer que le projet permettra de réconcilier 250.000 Belges avec Internet. Piet Spiessens de DNS BE, a par contre refusé de révéler le montant de l’investissement de son organisation dans le projet. PC-Solidarity et d’autres entreprises comme Microsoft contribuent également financièrement au projet.
Après le lancement du projet mardi matin, le Prince Philippe est allé visiter l’ASBL Arktos qui guide des jeunes socialement vulnérables. Il a d’abord assisté à une formation en informatique et sur Internet et a ensuite pris part à une réunion de travail, avec différents chefs d’entreprises qui participent à Close the Gap, sur comment entreprendre de manière socialement responsable.
Solidarité par Internet
Solidaires grâce à Internet
Début octobre, grâce à une amie, je fais un blog. Cela me permettait de correspondre avec des personnes que je ne connaissais pas.
Mi-novembre, je tombe sur le blog d’une femme habitant dans les Vosges : elle se trouve expulsée par son mari et va habiter une caravane avec ses quatre enfants ; elle faisait un appel au secours sur son blog.
J’ai lu plusieurs fois sa pétition. Je l’ai signée et je suis entrée en contact avec elle par un commentaire laissé sur son blog.
Je lui parle de la loi Dalo. Elle va à la préfecture chercher son dossier. Elle le montre à son assistante sociale qui ne connaissait pas cette loi. Celle-ci l’aide à présenter son dossier. Il a été accepté en commission et elle a obtenu un appartement Type 3.
Elle m’a dit sur mon blog : « C’est toujours ça. C’est mieux que la caravane. » Elle reste prioritaire pour un logement plus grand. Depuis, tous les soirs, on s’envoie un commentaire sur nos blogs.
On a souvent dit qu’Internet ne "créait pas de relations" ou ne pouvait que "prolonger les réseaux existants". Rien n’est moins sûr.
Au contraire, jusqu’ici j’observais que le relatif anonymat d’Internet permettrait plutôt de dépasser (souvent pas de beaucoup) les groupes sociaux auxquels on appartient. Et que, de proche en proche, des relations se créent.
J’avais cependant quelques doutes que celles-ci puissent aller jusqu’à des personnes très pauvres. Je ne connais pas la situation de cette dame... mais il est vrai que le fait de se faire expulser et de ne pas trouver de solutions par la famille ou l’environnement révèle des difficultés...
Au fond, peut-être que les liens au travers d’Internet permettront d’aller jusqu’à ceux qui sont déconsidérés de tous ?
Un réseau social solidaire ?
Les rencontres d’Autrans, qui viennent d’avoir lieu, ont vu la naissance dun réseau social thématique, le Web2solidarité, créé par l’Agence mondiale de solidarité numérique.
Le Web2solidarité, réseau social des acteurs de la solidarité numérique ambitionne de :
- Informer sur les réalités de terrains et les solutions aux fractures numériques
- Réunir les acteurs de la solidarité numérique
- Collaborer pour la mise en œuvre d’études et de projets de solidarité numérique
Il regroupe des membres autour de thèmes comme l’ économie (e-commerce, microcrédits, transactions et services bancaires par téléphone, télétravail, industries du numérique,...), l’ accessibilité (e-inclusion, standards du Web, handicapés, accès des handicapés, des jeunes ou des femmes, fracture du genre, fracture générationnelle,...), la santé (Télésanté, télémédecine, consultations, diagnostiques, interventions chirurgicales, interprétation d’images via Internet, satellites ou téléphones...), l’ éducation (Technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement (TICE), Formation à Distance, Contenus et ressources pédagogiques numériques,…), l’ agriculture (Gestion de l’eau, exploitations et cultures agricoles, élevages, suivi des bétails,.. via les TIC), l’ administration (e-administration, e-gouvernance, informatisation, dématérialisation, coopération décentralisée, collectivités territoriales, politiques publiques TIC,…), la connectivité (Infrastructures et technologies de réseaux (Wi-fi, Wimax, Haut Débit, câbles satellites...), désenclavement numérique, accès/service universel...), l’ environnement (Réemploi et recyclage de matériels informatiques, TIC et Développement durable, ressources énergétiques, empreinte carbone), la culture (Industries culturelles : cinéma, musique,...).
Certes ce réseau semble marqué par une solidarité Nord-Sud (sur ce plan, Internet permet de rassembler les personnes), mais ne semble guère aller au bout de ses ambitions puisqu’il ne prend pas en compte, apparemment, un domaine qui traverse tous ceux qui sont cités : celui de la pauvreté... Le Web permettrait-il seulement d’être solidaires entre gens d’un même milieu ?
Lutte contre la fracture numérique et logiciels libres
Voici un extrait de la présentation de cette conférence :
"De nombreuses expériences locales de solidarité, menées dans les pays du Nord et du Sud, utilisent aujourd’hui les logiciels libres pour des actions de coopération et de développement.
C’est en s’appuyant sur un certain nombre de projets basés sur des solutions Open Source que nous avons choisi d’aborder ce thème sur SOLUTIONS LINUX. Plus particulièrement c’est un focus sur le développement numérique de l’Afrique que nous vous proposons cette année."
Le logiciel libre apparaît comme un point d’appui du développement de projets, tout comme, le projet ADEN, porté par le Ministère des Affaires Etrangères français permet le développement de quelques projets, comme par exemple au Burkina Faso (ou sur cet autre lien)
Spark Angels : de l’entraide numérique concrète
Un nouveau concept vient de voir le jour :
Article reproduit avec l’accord de l’auteur et accessible à l’adresse : www.spark-angels.com
La dernière enquête de l’INSEE « Technologies de l’information et de la communication », datant d’octobre 2005, montre que la France ne fait pas d’éclats, en termes d’usage Internet, dans l’Union Européenne. On remarque également que la fracture numérique se creuse en fonction de l’âge, du niveau de diplôme, de la catégorie socioprofessionnelle et du niveau de vie. L’appétence pour l’internet semble liée au capital social individuel.
Le Web 2.0 se doit de réagir pour combattre l’exclusion numérique en s’adaptant aux besoins de ses utilisateurs à venir avec des services qui les aident à s’approprier la toile. SparkAngels se veut être le premier service d’entraide numérique par télé-accompagnement pour que le réservoir de compétences présent dans certaines couches de la population soit mis à la disposition des personnes plus éloignées de la technologie. C’est en exploitant cette situation de « fracture numérique » par la création de ponts directs entre ces communautés que SparkAngels rend l’accompagnement numérique accessible à tous, pour convaincre les réfractaires, rassurer les primo-accédants et accroître le savoir numérique de chacun.
Le service SparkAngels donne la possibilité à chacun de se faire accompagner à distance par ses proches ou ses amis en partageant son écran et en utilisant ensemble l’ordinateur, un logiciel, internet. Et ceci de façon simple, ergonomique et naturelle.
Les SparkAngels, utilisateurs du service, forment des communautés d’entraide entre individus qui partagent et contribuent à rendre la complexité numérique accessible au plus grand nombre. Ils sont les architectes de la diffusion universelle du savoir-faire numérique.
Recycler pour aider
Arc de Seine et la ville d’Issy-les-Moulineaux, en partenariat avec HP France et l’entreprise d’insertion Ecod’air, organisent, samedi 11 novembre, une grande opération de collecte de matériel informatique usagé. A travers ce geste citoyen, qui répond aux problématiques soulevées par le recyclage informatique sur un territoire massivement connecté, l’objectif est aussi d’aider les personnes les plus défavorisées à s’équiper.
Internet haut débit en Amazonie
Source : AFP
Date : 21/09/06
Résumé : en collaboration avec le gouvernement brésilien, le groupe américain Intel va équiper d’un réseau Internet haut débit sans fil la petite ville brésilienne de Parintins (114 000 habitants), en Amazonie, dans le cadre d’un programme de développement d’internet dans les régions les plus isolées de la planète. Intel établira un réseau sans fil bâti sur la technologie Wimax (qui a une portée de près de 50 km), auquel seront connectés un centre de santé, des écoles publiques, un centre culturel et une université. Dans cette communauté qu’on ne peut atteindre que par bateau ou par avion, l’Internet à haut débit apporte le savoir-faire des experts, une imagerie médicale sophistiquée et toutes les bibliothèques mondiales. Le groupe informatique Intel veut lancer des projets similaires dans des communautés isolées en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient, où l’électricité et les télécommunications ne sont pas fiables, dans le cadre d’un programme doté de plus d’un milliard de dollars.
EPN - PARVI - Paris Ville Numérique
Date : septembre 2006
La coordination des EPN des Centres Sociaux de Paris se transforme en coordination de l’ensemble des EPN du réseau ParVI, Paris Ville Numérique. Un nouveau site est mis en place. Les EPN du réseau ParVI ont la volonté de travailler en réseau. Ce site est un 1er outil pour atteindre cet objectif. Il s’agit de rendre visible les activités des différents EPN du réseau ParVI et de rendre visible les activités des autres structures parisiennes travaillant sur des thématiques proches. Le site ParVI contient un système de navigation par mots-clefs ; un agenda reprennant les prochains événements parisiens ; un fil d’information ouvert à tous diffusant 3 fois par semaines les nouveautés du site et l’agenda ; des archives du site
Projet de cooperation au développement de la Fondation Bip Bip à Essaouira (Maroc)
Source : Fondation Bip Bip
Date : septembre 2006
Résumé : la Fondation Bip Bip a décidé de developper son action en direction des pays en développement. Forte de son expérience sur le terrain en Espagne, la Fondation Bip Bip a décidé d’aller mener des projets de développement à l’aide des TIC sur le continent africain. Elle développe actuellement un projet d’apprentissage de la lecture et de l’écriture en utilisant les TIC à Essaouira au Maroc. Il s’agit aussi d’apprendre le fonctionnement des nouvelles technologies. Ce projet s’adresse à tous les habitants de cette ville et aux collectivités. Il prévoit la donation en 5 ans de 10 000 ordinateurs aux habitants de cette ville pour réduire la fracture numérique et contribuer au développement de la région.
Le label AccessiWeb migre vers l’Europe
Source : @Brest
Date : 20/09/2006
Résumé : tous les pays européens ont ou vont voter une loi rendant obligatoire l’accessibilité des sites et services Web du secteur public. Ce fait sans précédent d’harmonisation de la société de l’information à des fins d’égalité des citoyens est impulsé par l’Union européenne et ses différentes entités depuis 2000 avec l’annonce du plan d’action eEurope 2002 : une Société de l’Information pour Tous. Depuis, ce plan d’action a été suivi par le plan eEurope 2005 et nous venons d’entrer dans le plan eEurope 2010. Le label AccessiWeb est le premier label en Europe à appliquer le « schéma de migration vers une accessibilité du Web harmonisée en Europe ». Suite à la publication en ligne de la version 1.0 de la méthodologie européenne UWEM 1.0 (anglais), l’association BrailleNet a procédé à sa traduction en français, puis a développé le tableau de correspondance AccessiWeb/UWEM 1.0 entre les critères AccessiWeb (niveau Bronze et Argent) et les niveaux de UWEM 1.0 (priorité 1 et 2 de WCAG 1.0).


