Couverture et accessibilité
Le déficit d’infrastructures
CyberPolska
Laurent Jerinte, consultant, vient de nous signaler cet Observatoire francophone d’Internet et des NTIC en Pologne, qu’il anime.
C’est un fait que la Pologne, depuis plusieurs années, est dans une phase très intense de développement, en partie ’boostée’ par l’adhésion au marché européen. A côté de conséquences moins dramatiques que l’immigration d’adultes laissant leurs enfants au pays, il y a tout ce boom de l’Internet.
Un développement qui a des aspects intéressant, comme celui signalé sur le site ’L’UKE veut un internet gratuit pour les plus démunis’, noté par ailleurs sur ce site.
Un autre aspect est celui de l’innovation, qui accompagne ce formidable développement. Il est toujours passionnant d’aborder un peuple par ce qu’il crée, invente.
L’Observatoire... observe, bien évidemment. Espérons que la réalité permettra vraiment un accès à la communication et au savoir qui aille vraiment jusqu’aux plus démunis qui le désirent.
Internet gratuit en Pologne ?
Un projet de loi est en cours d’élaboration en Pologne qui devrait permettre un "accès gratuit à Internet" au personnes privées. Ce projet a été annoncé par le président de la commission du Sénat pour l’Économie nationale Tomasz Misiak (Plate-forme civique)
Il s’agit d’une déduction de frais d’Internet... mais on est en droit de se demander ce qu’il adviendra pour ceux qui ne paient pas d’impôts... ou qui ne sont même pas listés comme des personnes à la rue ou avec des revenus d’aide sociale...
HLM de Dunquerque : l’accès à Internet à petit prix
Dans le cadre du projet Domitil, la communauté urbaine de Dunkerque va proposer à plus de 800 foyers HLM d’accéder au Net pour seulement quelques euros par mois, en se basant sur la technologie CPL (courants porteurs). Si la demande répond favorablement, l’offre sera étendue à 60.000 foyers.
On se rappellera l’expérience des HLM Moulins (près de St Etienne) et celle de Besançon. D’autres villes envisagent de "faire des efforts" pour l’accès à Internet des plus démunis : Poitiers er Arras.
Enquête : Internet en 2020
Source : Cyberpresse/Institut Pew et d’Elon University
Date : 23/09/06
Résumé : le tableau de l’internet du futur, imaginé par des experts interrogés par l’institut Pew dans une étude de l’institut Pew et d’Elon University, s’avère flou et peu rassurant. Une majorité (58%) de ces experts partagent l’opinion que d’ici à 2020 des groupes de "refuznik" hostiles à la technologie feront leur apparition et que certains auront recours à des actions terroristes pour perturber le fonctionnement de l’internet. Signe des incertitudes autour des nouvelles technologies, les 742 experts sont divisés sur deux questions-clés : l’internet en 2020 raccordera-t-il tous les recoins du globe ou le monde de l’information sera-t-il à deux vitesses ? Et bâtira-t-il un monde meilleur ou pire ? Une majorité d’entre eux (56%) pense que l’internet saura se diffuser partout, contre 43% de sceptiques, mais 49% (contre 46%) estime que le bilan de cette transparence sur la vie des citoyens sera globalement négatif, à cause notamment de la pénétration de leurs données privées. Un point positif, pourtant, selon 52% des personnes interrogées : chaque individu aura sa chance, dans un monde "aplati" où la circulation de l’information fera s’évaporer les frontières nationales au profit des villes-Etats ou des communautés d’intérêts diverses. La plupart (56%) pensent aussi que la réalité virtuelle offrira des gains de productivité, mais fera naître de nouvelles formes de dépendances, des drogués des mondes virtuels. L’enquête a été menée entre novembre 2005 et avril 2006.
La région Rhones alpes soutient le noeud d’interconnexion (GIX) de Lyon
Source : @-Brest
Date : 24/09/2006
Résumé : la Région Rhône-Alpes a décidé, à l’unanimité, d’apporter son soutien au développement d’un GIX (Global Internet Exchange) très performant en Rhône-Alpes. En France, jusqu’alors, les GIX, véritables carrefours stratégiques de l’information et noeuds d’échanges du trafic Internet, étaient tous situés à Paris. La Région Rhône-Alpes veut ainsi doper les télécommunications sur son territoire. La Région Rhône-Alpes a donc décidé d’accélérer le développement du GIX situé sur le campus de La Doua, à Villeurbanne (Rhône) et géré par l’association LYONIX. Elle vient de décider d’apporter une aide financière pour Lyonix (www.lyonix.net), reconnaissant ainsi l’importance de cet équipement pour l’aménagement numérique local. Elle accorde un soutien financier de 200 000 €, soit les ¾ du budget de développement du GIX pour l’année 2006. « La montée en puissance d’un GIX rhônalpin est capitale pour l’avenir. Rhône-Alpes constituera une véritable plateforme d’échanges européenne, attractive et qui confirmera Rhône-Alpes comme une des premières régions européennes en matière de télécommunications ».
1er quartier numérique parisien dans tout le 2eme arrondissement
Source : Artesi
Date : 12/09/06
Résumé : Silicon Sentier, Erenis et FON lancent le projet de Quartier Numérique à l’échelle du 2ème arrondissement parisien. Paris est-elle en passe de devenir la capitale européenne de la Fibre Optique et la révolution WiFi est-elle en marche ? Ce projet trouve ses racines dans la volonté de Silicon Sentier de promouvoir les innovations auprès des Parisiens en expérimentant des nouvelles technologies pour de nouveaux usages dans le 2ème arrondissement, quartier historique de l’association des start up TIC de Paris, qui concentre au coeur de Paris l’un des tissus d’entreprises les plus denses de la capitale. Erenis a entrepris depuis 2003 la constitution de quartiers numériques à très haut débit dans plusieurs arrondissements parisiens, reposant sur un raccordement fibre optique des immeubles. Pour Erenis, la nouveauté mise en avant dans cette démarche conjointe est de mettre en place une approche systématique à l’échelle d’un arrondissement. Un pas de plus dans son ambition de raccorder 1 million de logements à l’horizon 2010. Un Quartier Numérique est un secteur géographique où tous les habitants et les entreprises peuvent bénéficier facilement d’un accès Fibre Optique très haut débit, et où résidents comme visiteurs peuvent se connecter gratuitement dans les espaces publics couverts par un réseau WiFi. Le Quartier Numérique est pour les entreprises du Silicon Sentier un territoire d’expérimentation et de contact avec les Parisiens sans équivalent. Dans le projet développé avec Erenis et Fon, Paris, ses entreprises et ses habitants feront jeu égal avec les grandes villes les mieux connectées du monde comme San Francisco, Taipeh ou Singapour. L’ambition du Quartier Numérique est de renforcer les usages associés à l’Internet à très haut débit, que ce soit dans de nouvelles applications professionnelles et résidentielles, dans le resserrement des échanges sociaux ou dans l’avènement de services plus interactifs et en Haute Définition. La démarche communautaire initiée par FON répond totalement à cet objectif, puisqu’en partageant leur connexion très haut débit, les résidents du 2ème arrondissement rejoindront une communauté sans fil déjà active dans le monde entier. Silicon Sentier, Erenis et FON souhaitent que ce projet de Quartier Numérique serve de terrain d’expérimentation pour toutes les initiatives visant à développer la pénétration et les usages d’Internet.
Internet sans abonnement France Télécom
Source : Lettre de l’AFNET
Date : 26/08/06
Résumé : la quasi-totalité des Français vont avoir la possibilité d’accéder à internet sans avoir à payer l’abonnement à France Télécom, l’opérateur historique, soit une économie de 15 euros par mois. Cela concerne aussi les internautes situés dans les régions plus reculées. Deux opérateurs, Free et Neuf, viennent de lancer de façon concomitante de nouvelles offres qui vont permettre aux internautes situés dans les régions plus reculées de ne plus avoir à payer l’abonnement à France Télécom. Jusqu’à maintenant, ces offres étaient réservées aux internautes situés dans les grands centres urbains, soit un peu plus de la moitié de la population. Face à cette offensive de ses deux principaux concurrents, France Télécom laisse entendre qu’il prépare pour "la fin de l’année" une série d’offres similaires, qui n’inclueraient donc plus l’abonnement. L’opérateur historique a aussi dans les cartons des offres jouant la "convergence" entre téléphonie fixe et mobile, internet et la télévision, et misant sur "l’innovation". L’opérateur Free est présent depuis 2002 dans ces "zones oubliées" afin d’être "une alternative à France Télécom". A la fin juin, un peu plus de 27% de ses abonnés provenaient de ces régions. La stratégie de Neuf, dont le réseau couvre près de 70% du territoire, est identique. Il s’agit de proposer une offre au niveau national. Au contraire des grandes métropoles où la concurrence a pu s’installer, ces régions, dites zones non dégroupées et qui représentent près de 46% de la population, sont sous le quasi-monopole de France Télécom. Free et Neuf sont actuellement les deux seuls opérateurs à faire des offres.
Colloque Avicca TRIP 2006 « Territoires et Réseaux d’Initiative Publique"
Source : @-Brest
Date : 25/07/2006
Résumé : L’Avicca organise le colloque TRIP, « Territoires et Réseaux d’Initiative Publique", les 9 et 10 octobre 2006 à l’Institut Pasteur (Paris). Ces rencontres ont pour objectif de favoriser la réflexion, les débats et les échanges sur le thème : comment réaliser un aménagement numérique durable des territoires, alors que les usages, les services, les technologies et les acteurs évoluent. Elles s’adressent aux élus, aux responsables des collectivités et à leurs partenaires. Dans un contexte mouvant, la collectivité doit en permanence s’adapter pour tenir ses objectifs stratégiques. Qu’attendre du WiMAX pour résorber les zones blanches ? Quels seront les débits nécessaires demain pour le grand public et les activités, et quels réseaux pourront les supporter ? Le WiFi va-t-il passer de hot spots à une couverture métropolitaine ? Quel est l’avenir du câble, et comment s’en servir pour le très haut débit ? Quel est le bilan des réseaux d’initiative publique et comment évoluent-ils ? … Le TRIP-2006 propose de mener une réflexion sur l’ensemble de ces questions
Le Wimax aussi dans les villes
Source : 01 Informatique
Date : 02/06/2006
Résumé : Au départ, le Wimax était plutôt destiné à la couverture des zones rurales, là où la technologie DSL n’arrivait pas. Aujourd’hui, le DSL se répand presque partout, et Wimax part à l’assaut des grandes villes. L’opérateur télécoms Altitude et APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) proposent la solution Anymax, qui consiste à installer des stations de base Wimax en haut des lampadaires. Ces stations fonctionnent le jour sur batterie, et se rechargent la nuit, lorsque les éclairages publics sont allumés. Télécoms Altitude estime pouvoir couvrir rapidement des villes comme Paris ou Lyon. Le coût est de 5 000 euros environ par station de base. ll y a aussi d’autres solutions. Les progrès de la 3G offrent également une voie supplémentaire pour couvrir les villes. Le HSDPA (High Speed Downlink Packet Access) et le HSUPA (High Speed Uplink Packet Access) promettent des débits atteignant respectivement 14 et 5 Mbit/s, soit l’équivalent de ceux fournis par Wimax. De plus, ils garantissent une mobilité totale. Fonction dont Wimax s’approche sans l’égaler avec la version 802.16e. Nokia a même annoncé une version dégradée du HSDPA, baptisée I-HSDA, avec une mobilité limitée, pour couvrir des agglomérations ou des campus. Toutefois, ces deux solutions obligent à passer par un opérateur. Ce que rechignent à faire de nombreuses collectivités. Pour la 3G, ils sont connus (Orange et SFR). Il existe une troisième voie pour les collectivités qui préfèrent se passer d’un opérateur et exploiter elles-mêmes leur réseau. La solution technique est basée sur la norme en cours de validation 802.11s. Celle-ci définit un réseau Wi-Fi maillé (dit aussi « mesh network » ). Les points d’accès communiquent en 5 GHz, et les terminaux se raccordent en 2,4 GHz. Cette dernière bande est libre d’usage, et une autre dans les 5 GHz devrait être bientôt libérée en France. Sur l’infrastructure Wi-Fi de base, se greffent des mécanismes de qualité de service et de sécurité. Motorola est allé loin dans cette voie avec Canopy Hotzone, adapté à la couverture des villes et des campus. Il fonctionne dans différentes bandes de fréquences, dont celles des 2,4 et 5 GHz
La dimension européenne de la lutte contre la fracture numérique
Source : La lettre Emerit n°46
Date : Deuxième semestre 2006
Résumé : le Conseil européen et la commission européenne ont adopté une déclaration commune à Riga le 11 juin 2006. Il s’agit d’une série d’engagements pour lutter contre les risques d’exlusion sociale liés au développement d’Internet et des TIC. La déclaration de Riga a pour objectif de promouvoir les usages d’Internet au service de l’inclusion sociale de groupes défavorisés, notamment les personnes handicapées, les personnes isolées, les personnes pauvres, les personnes analphabètes. Parallélement à cette réunion à Riga, une conférence internationale a permis de confronter et de mettre en perspective les analyses développées par des chercheurs et des responsables d’ONG, des industriels et des responsables d’administrations publiques. En matière de diffusion des TIC et d’utilisation d’Internet, il existe d’importantes inégalités numériques en Europe. Il y a une ligne de fracture qui sépare le nord-ouest du sud-est. Dans le groupe « nord-ouest », on trouve la Finlande, la Suède, le Danemark, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, le Luxembourg. Dans ce groupe, plus de 70% de la population entre 16 et 75 ans utilisent un ordinateur et plus de 60% a accès à un ordinateur. Le groupe du « sud-est », comprend l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Grèce, Chypre, la Slovénie, la Tchéquie, la Pologne, la Hongris, la Letonie et la Lituanie. Dans ce second groupe, les pourcentages de ceux qui utilisent un ordinateur ou de ceux qui ont accès à un ordinateur n’atteignent pas 40%. En position intermédiaire entre cette ligne de fracture, on trouve : la France, la Belgique, l’Irlande, l’Autriche, la Slovaquie, l’Estonie. Dans le groupe intermédiaire, 50% à 60% de la population, selon les cas, utilisent un ordinateur et a accès à un ordinateur. Ces denières années, la diffusion d’Internet a progressé dans chaque groupe de pays, mais les écarts se sont peu réduits. En outre, dans tous les groupes, l’accès au TIC est inégalement réparti au sein de la population. Ces écarts sont fonction de l’âge, du niveau de diplôme, du revenu et en fonction de la composition de la famille. Les écarts selon le genre sont en train de s’estomper dans le premier groupe tandis qu’ils persistent dans le second. Les usages et les sites visités par les internautes du premier groupe, du second et du groupe intermédiaire sont similaires. A noter que c’est dans le groupe où la diffusion d’Internet est la plus répandue que les risques de discrimination à l’égard d’une minorité de personnes exclues sont les plus élevés. A noter aussi qu’un nombre très important de citoyens européens n’utilisent pas régulièrement Internet ou n’ont jamais utilisé un ordinateur. Cela reflète l’ampleur de l’exclusion numérique en Europe. Pour réduire cette fracture, la Commission européenne s’est engagée dans un programme de recherche sur l’accessibilité numérique et sur les technologies « assistives ». Il s’agit de favoriser l’accès des personnes âgées et handicapées à Internet. Par ailleurs, dans le cadre du programme d’action communautaire, sur l’exclusion sociale et l’exclusion numérique, des inventaires et des études sont lancés pour dresser un panorama des initiatives prises dans les différents pays pour combattre l’exclusion numérique et exploiter les potentiels des TIC au bénéfice de groupes sociaux défavorisés (demandeurs d’emplois, migrants, jeunes en difficultés, personnes âgés …)


