E-démocratie et expression de la citoyenneté
La dimension sociale de la fracture numérique
- TIC, Alphabétisation et lutte contre l’illettrisme
- Education et savoir
- Apprentissage et maîtrise des TIC
- Exclusion des TIC
- Insertion socioprofessionnelle par les TIC
- E-inclusion administrative
- E-démocratie et expression de la citoyenneté
- Lien social et nouvelles formes de sociabilité
- Publics éloignés
- Les jeunes et les TIC
- Handicap et maladie
- Initiatives associatives et transferts d’expériences
- Promotion des TIC
Accès "électronique" aux droits
Source : Créatif, Internet de rue, World e-gouv Forum
Date : 18 octobre 2006
Résumé :
Lors du World e-gouv Forum qui s’est tenu en octobre 2006 à Issy-les-Moulinaux, l’une des tables-rondes avait pour thème : "Services aux citoyens accessibles à 100% de la population".
« ... Comment faire pour qu’aussi 100% de la population puisse accéder à ces services ? La baisse des coûts de connexion a permis une extension rapide des utilisateurs de l’internet, et il faut s’en réjouir. Mais au fur et à mesure que les services électroniques se développent, l’exclusion des 40 à 50% de français qui n’y ont pas accès s’accroît et devient inacceptable... »
La contribution d’ATD Quart Monde a été publiée à deux endroits :
- sur le site de Créatif
- sur le site d’Internet de rue
On trouvera sur le site du Forum mondial e-gouv le compte-rendu de cette table-ronde (pdf)
Forum Mondial de l’e-Démocratie et de l’administration électronique
Source : Artesi
Date : 14/09/06
Résumé : le Forum Mondial de l’e-Démocratie et de l’administration électronique se tiendra du 18 au 20 octobre 2006. Ce forum résulte du rapprochement du Forum Mondial de l’e-Démocratie et du Forum européen de l’administration électronique. Ce forum a lieu six mois avant l’élection présidentielle française. La campagne électorale pourrait bien être la première véritable « net-campagne » en France. La majorité des Français est aujourd’hui connectée. Les élections du printemps 2007 en France seront les premières de la "Génération Internet". 8 blogueurs sur 10 ont moins de 24 ans en France. C’est une nouvelle donne qu’il faut prendre en compte. Le Forum Mondial de l’e-Démocratie et de l’administration électronique a reçu le soutien de nombreuses institutions internationales (Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, Commission Européenne, IUT, OCDE, PNUD, UNESCO, Unitar). L’objectif est de réunir entre 3500 et 4500 visiteurs en provenance de plus d’une quarantaine de pays.
Résultat d’un sondage OpinionWay pour le World e-government Forum
Sources : Grandes Villes Hebdo n°163/republié dans Artesi
Date : 14/09/06
Résumé : les résultats du sondage de l’institut OpinionWay sur la perception des internautes français de la " e-démocratie " et de la " e-administration " indique que la majorité des interrogés est très favorables à l’utilisation d’Internet pour consulter les citoyens. Cette enquête a été réalisée dans la perspéctive du World e-government Forum. 83 % des internautes souhaitent également que l’on permette aux Français de l’étranger de voter par Internet pour la présidentielle de 2007. Le vote en ligne apparaît susceptible d’influer positivement sur la participation aux élections pour 67 % des internautes. Une majorité souhaiterait aussi être consultée par l’intermédiaire d’Internet à l’occasion de débats nationaux, comme sur l’avenir du système de santé (76 %), les retraites (74 %) ou l’école (72 %). Internet se révèle être un moyen d’information qui jouera un rôle important dans les scrutins à venir et notamment pour la présidentielle. Si la télévision, citée par 48% des internautes, devance toujours de loin les autres médias en tant que moyen d’information sur le débat politique, Internet est désormais au même niveau que la presse écrite (16%). Parmi les sites consultés, ceux des médias traditionnels devancent cependant encore largement ceux des candidats et les blogs. Les internautes estiment que la France est en retard dans le domaine de la démocratie électronique (78 %) par rapport à d’autres pays. En matière d’administration électronique, dont le concept reste ignoré par une majorité d’internautes, les attentes sont très fortes. Si 59 % jugent que l’Hexagone est en retard dans ce domaine, 41% pensent le contraire et une majorité d’internautes utilise les services en ligne. Les principaux bénéfices attendus en sont la simplification des démarches (90 %) et la réduction des délais de traitement des dossiers (85 %). Ainsi, 83 % des internautes français ont déjà effectué au moins une fois une démarche administrative en ligne et les deux tiers (65 %) ayant même eu recours plusieurs fois à ces services. L’utilisation de l’administration électronique transcende l’ensemble des catégories socio-professionnelles et concerne aussi bien les CSP+ que les catégories populaires, les ruraux que les urbains.
Les résultats de l’enquête en pdf sur le site d’OpinionWay
Reporters Sans Frontière propose le guide pratique du blogger et du cyberdissident
Source : Reporters Sans Frontière/article publié dans Vecam
Date :2006
Résumé : Reporters Sans Frontière propose un guide pour mettre en place un blog dans des conditions de censure politique. Les blogs passionnent, inquiètent, dérangent, interpellent. Parce qu’ils délient les langues des citoyens ordinaires, ils sont un formidable outil pour la liberté d’expression. Le blog est un moyen de faire du journalisme dans des conditions de manque de liberté d’expression. Les bloggers sont souvent les seuls à publier une information indépendante au risque de leur liberté. On trouve dans ce guide des conseils pratiques, des astuces techniques, spécialement destinées aux personnes qui doivent préserver leur anonymat et contourner la censure, mais aussi pour lancer un blog dans de bonnes conditions, le faire connaître - en optimisant son référencement sur les moteurs de recherche -, et à asseoir sa crédibilité via le respect de quelques règles éthiques et journalistiques. Le Sommaire du guide est le suivant : 1/Les bloggers, nouveaux hérauts de la liberté d’expression ; 2/Un blog, c’est quoi ? ; 3/Petit lexique du blogging ; 4/ Bien choisir son outil ; 5/Comment créer et mettre à jour son blog ; 6/Quelle éthique pour les bloggers ? ; 7/Bien référencer son blog sur les moteurs de recherche ; 8/Faire sortir son blog du lot ; 9/Témoignages : - Allemagne - Bahreïn - Etats-unis - Hong Kong - Iran - Népal ; 10/Comment blogger de manière anonyme ? ; 11/Choisir sa technique pour contourner la censure ; 12/Assurer la confidentialité de ses e-mails ; 13/Les champions de la censure sur le net ; 14/Choisir sa technique pour contourner la censure
Enquête sur la Web démocratie
Source : L’Express n°2879
Date : semaine du 7 au 13 septembre 2006
Résumé : Face à la crise de la démocratie et à la perte de confiance en les gouvernants, la parole se libère sur le Web, via les blogs et les forums de discussion politiques. Selon une enquête de l’Institut Opinion Way réalisée pour le Forum mondial de la démocratie électronique, 78% des internautes sondés considèrent qu’Internet est un bon moyen pour améliorer le fonctionnement de la démocratie. Un tiers des internautes enquêtés à d’ailleurs déjà consulté le blog d’un élu. Selon Thierry Vedel, chercheur au CNRS spécialiste de la démocratie électronique, la participation à des forums de discussions politiques sur Internet correspond à l’évolution de la participation politique. Elle est plus individuelle et libre que le militantisme dans un parti. Néanmoins, des chercheurs cernent aussi des points faibles concernant le développement des forums de discussions politiques sur le Web. Il a le risque de développement sur le Web de propos extrêmistes échappant à tous contrôles. Il y a aussi le risque de « rumeurs » que l’on peut faire circuler sur la toile pour ternir la crédibilité ou l’image d’un candidat. Internet n’est donc pas tout à fait un média comme un autre.
E-Gouvernance et Accès à l’Information pour l’arrondissement de Sidi El Bernoussi au Maroc
Source : Unesco
Date : 04/09/06
Résumé : ce projet consiste à développer un site web pour l’arrondissement de Sidi El Bernoussi (Maroc) et à réaliser un annuaire à l’usage de ces citoyens. Une charte de bonne gouvernance sera également proposée dans l’élaboration du système d’information. Il s’agit de favoriser la liberté de l’information et le développement des medias. L’UNESCO œuvre pour l’accès universel à l’information et à la connaissance qui constitue une pièce maîtresse dans la construction des sociétés du savoir. Par conséquent, sont soutenues les actions destinées à promouvoir et élargir l’accès à l’information par son organisation, sa numérisation, sa gestion et sa préservation. Cette action vise également à inciter les gouvernements à mobiliser les nouvelles opportunités de l’ère de l’information pour créer des sociétés équitables grâce à un meilleur accès à l’information.
Publication du guide de l’UNESCO « Citoyens et media »
Source : Unesco
Date : 27/07/06
Résumé : L’UNESCO a publié un guide pratique en français pour favoriser le dialogue entre les citoyens et les médias. Le guide « Citoyens et media » décrit le contexte de pays francophones africains et maghrébins, et propose les bonnes pratiques à recommander par rapport à leurs identités et leurs spécificités de contexte. La publication contient un certain nombre d’approches, conseils et modèles possibles, tirés d’expériences avancées dans d’autres régions. Ces modèles pourraient servir les citoyens et les sociétés civiles de ces pays à promouvoir leur participation dans les médias électroniques. Cette publication est disponible en ligne. C’est une contribution importante à l’action menée par l’UNESCO pour promouvoir des médias citoyens et le dialogue avec les médias, en particulier entre les radiodiffuseurs et les groupes de la société civile, et pour favoriser la création d’associations de citoyens. Un site web consacré au dialogue entre citoyens et médias a également été créé afin de contribuer à édifier « une société de l’information à dimension humaine, inclusive et privilégiant le développement, dans laquelle chacun ait la possibilité de créer, d’obtenir, d’utiliser et de partager l’information et le savoir, une société de l’information où les médias traditionnels, quelle que soit leur forme, jouent un rôle important.
Référence bibliographique
Naji, Jamal Eddine : Citoyens et media : guide pratique pour un dialogue entre citoyens et media , Paris, UNESCO, 2006, 117 p.
Le livre : La révolte du Pronétariat mis en ligne gratuitement par l’éditeur
Six mois après sa publication, le livre « la révolte du pronétariat, des mass media aux medias des masses » de Joel de Rosnay vient d’être mis en ligne sous licence « Creative Commons » avec l’autorisation de l’éditeur Fayard. Ce livre connaît un grand succès en librairie dans des milieux très divers (politiques, industriels, médiatiques, étudiants…). C’est un ouvrage de référence sur la révolution du Web et la prise de pouvoir des pronétaires dans de nombreux domaines culturels, économiques, médiatiques, politiques ou scientifiques. Le livre en ligne peut être lu ou écouté sous des formats différents. On peut le télécharger et l’imprimer ou le stoker sur son disque dur au format MP3/ Itunes et l’écouter à loisir sur son Ipod, car le livre est lu en totalité par une voix numérique agréable à entendre
Le phénomène du blog politique en 2005
Auteur de la communication : Fabienne Greffet - Maitre de Conférence en Sciences Politiques, Université Nancy 2 (équipe Irenne), Chercheure associée au Pacte-CNRS, Grenoble
Date : 04/04/06
Résumé : le premier blog politique en France est apparu lors de la campagne des élections Régionales de 2004. La plupart des blogs aujourd’hui sont le fait des associations. Ils abordent dans ce cas, un thème ou un combat particulier (comme par exemple celui des OGM). Le nombre de blogs politiques a véritablement explosé lors des débats sur le Traité de constitution européenne (référendum de 2005). Le nombre de blogs d’élus a également fortement augmenté depuis cette période (il est passé de 70 en septembre 2005 à environ 130 en avril 2006. Toutefois, il faut relativiser ces chiffres : il y a en France près de 520 000 élus. Il existe un effet de mode autour de ces blogs dans la presse). Cette augmentation des blogs indique néanmoins l’importance prise par les TIC dans les ménages français. Internet est devenu un média qui compte désormais, même si la télévision occupe toujours la première place. Fabienne Greffet considère que nous gagnerions à plus lire les blogs. Ils constituent un instrument d’observation très intéressant des réactions des « citoyens internautes ». A tort ou à raison, le blog apparaît comme une alternative aux médias traditionnels. La particularité des blogs politiques est d’être à la fois : un instrument d’information facilement mis à jour ; un instrument permettant de débattre ; un facteur de notorité devenu un élément obligatoire d’une campagne pour les personnalités politiques ; un instrument qui permet de rendre compte devant les citoyens ; une invitation à la personnalisation de la relation avec les internautes avec un style politique plus décontracté ; une capacité de mise en réseau d’acteurs. Toutefois, l’auteur indique que les blogs ne constituent pas pour autant une sorte « d’agora virtuelle ». Ils sont un espace de juxtaposition de discours plutôt que de débat ou de délibération. On observe, en effet, un phénomène de « communauté » peu favorable aux échanges et au débats d’idées. Les blogs permettent à des personnes partageants les mêmes points de vues, la même opinion de se retrouver. Autre difficulté : les blogs sont un instrument dont la temporalité n’est pas celle de la vie publique. Cela peut poser des malentendus importants : l’interpellation des institutions, des élus ne trouve pas toujours de réponses dans un délai court. Le phénomène des blogs est aussi le signe d’une évolution où l’on pense que chacun aurait quelque chose à dire sans avoir à s’investir dans une structure ou s’engager dans une action collective. Autre aspect qu’il faut prendre en compte : tenir un blog n’est pas un acte juridiquement sans conséquence. Les blogs qui sont, dans la plupart des cas, ouverts au public (ils n’ont pas de code d’accès) nécessitent des arbitrages entre la liberté d’expression et le respect d’autrui. Les blogs stockent, en effet, des données à caractère personnel (opinions, etc.). Quel régime juridique leur est applicable ? Doivent-ils être soumis à la loi dite « informatique et liberté ?
Internet : la main invisible de la délibération
Article : « Internet : la main invisible de la délibération »
Source : revue Esprit, mai 2006
Résumé : les auteurs étudient dans quelle mesure les usages d’Internet et les divers types de sites permettent aux individus de confronter leurs opinions à des opinions adverses. Internet est-il un instrument favorisant les débats d’idée et la délibération ? Les auteurs définissent la délibération comme la recherche et l’évaluation des arguments adverses pour ou contre une proposition, en soulignant l’importance de la confrontation à des opinions adverses. Internet est-il source de démocratie ? Les auteurs indiquent qu’alors que l’on fondait beaucoup d’espoir sur Internet vu comme un progrès de la libérté d’expression et un perfectionnement de la démocratie (Internet a été vu comme devant favoriser l’émergence d’une démocratie plus délibérative et participative. On estimait qu’il allait favoriser la communication et les discussions entre les individus hors du contrôle de gouvernants autoritaires), les études récentes considèrent, au contraire, ce nouveau média plutôt comme une menace pour la délibération. De nombreuses voies s’élévent qui craignent qu’Internet ne contribue à la désintégration de l’espace public. Elles redoutent que les individus se mettent à former des « communautés virtuelles » en fonction de leurs centres d’intérêts ou de leurs opinions. Diverses études montrent, en effet, que l’usage d’Internet "dévoie" la discussion et entrave une authentique délibération publique. Les individus qui participent à des forums de discussions choisissent de préférence ceux où ils rencontreront des personnes de même opinion qu’eux et la discussion produit alors le renforcement mutuel des opinions, voire leur radicalisation. Les internautes iraient plutôt chercher des informations renforçant leurs opinions que de nouveaux arguments. Internet est alors apparu à certains comme un agent de « balkanisation sociale et culturelle ». Les auteurs passent en revue les différents arguments. Ils considèrent qu’il est encore trop tôt pour formuler une théorie générale de la communication en ligne. Internet évolue très vite et les comportements des internautes ne sont pas encore fixés. Pour eux, le bilan d’Internet est contrasté. Ils considèrent qu’en l’état actuel des connaissances, il est possible d’avancer que l’usage d’Internet limite les contacts avec les dissemblables. L’intentionalité entraîne la segmentation. Les internautes ont effectivement tendance à rechercher sur la toile ceux qui partagent les mêmes idées et les mêmes valeurs qu’eux. Ils ne cherchent pas toujours à être confrontés à une opinion adverse. Toutefois, les auteurs font aussi remarquer que les communautés virtuelles sont généralement spécialisées. Elles ont un caractère unidimensionnel. Ces communautés rassemblent les individus partageant un intérêt ou une opinion dans un domaine particulier sur un blog, mais cela ne signifie pas qu’ils soient d’accord entre eux dans tous les domaines de la vie politique et sociale. Les êtres humains sont, en effet, composites et divers. Les auteurs estiment aussi que les catégories de sites visités ne sont pas de même nature : les grands sites d’information sont plus propices aux débats d’idées concurentes que d’autres types de sites comme les blogs. En outre, des sites très différents attirent les internautes quelles que soient leurs opinions. Des discussions surgissent ainsi de partout sur la toile et il est assez difficile de se composer un environnement communicationnel parfaitement « sur mesure ». De plus, Internet peut favoriser l’expression d’opinions dissidentes, en cela il favorise la liberté d’expression. Les auteurs font aussi une distinction entre les internautes. Les militants iraient, selon eux, davantage vers des sites où ils retrouvent des individus qui partagent les mêmes points de vue tandis que les personnes peu engagées peuvent davantage aller sur des sites où des points de vue divers s’expriment


