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Exclusion des TIC

L’Internet belge, créateur de pauvreté ?

L’usage des ordinateurs et d’Internet prend de plus en plus de place au travail, à l’école, dans les loisirs. On peut y trouver de l’information, s’instruire, faire des démarches administratives, passer commande, s’échanger des nouvelles et communiquer avec d’autres, écouter de la musique,... et même pour certains travailler à distance... Pour les familles qui ont le plus difficile, ce n’est pas le matériel qui est coûteux, mais les connections.

L’émission "Questions à la une" du 16 avril s’interrogeait sur le coût élevé de l’Internet en Belgique. Voici un résumé de ce qui s’y est dit : actuellement, en Belgique, il y a deux entreprises qui dominent largement le marché. C’est un "duopole". L’écart entre le coût réel de l’Internet (qui diminue sans arrêt) et ce que ces entreprises facturent (qui reste stable) grandit. L’Etat est l’actionnaire principal d’une de ces entreprises. Ce qu’il y gagne alimente le budget du gouvernement. D’un autre côté, l’organisme chargé de réguler le marché est accusé dans l’émission de ne pas être indépendant. Et la Commission européenne n’est pas intervenue sur ce point, alors qu’elle intervient normalement chaque fois qu’il y a monopole et que la concurrence ne joue pas.

Quelles sont les conséquences de ces coûts élevés (trois fois les prix en France pour des services moindres) ? Elles pèsent tout d’abord sur les indépendants et les entreprises qui ne sont pas à égalité avec leurs concurrents européens.

Mais elles pèsent aussi sur les associations (qui se multiplient dans d’autres pays) pour "vulgariser" et développer les usages de l’Internet. Comme ces associations ont peu de moyens et que les coûts des connections à Internet pèsent dans leur budget, elles limitent leur champ d’action. Elles ne peuvent pas non plus profiter de tarifs préférentiels comme ceux qui ont été mis en place par des pays qui cherchent à ce que l’Internet soit accessible à tous (tarifs "éducation", tarifs pour chômeurs ou minimexés,...).

Et pour les plus pauvres ? Le projet "Internet de rue" [1], mené en France entre 2004 et 2006, a montré que les personnes les plus pauvres sont comme tout le monde. Si elles en ont l’occasion, elles utilisent Internet de la même façon... et souvent, c’est même "un plus" pour elles (recherche d’emploi, de logement, d’information,...). Sur le plan matériel, ce qui leur fait obstacle, ce sont surtout la disponibilité (comment se connecter quand on n’a pas de ligne téléphonique ou de courant électrique ?) et le prix des connections.

Mais le plus grave, c’est le retard énorme pris par ces familles qui, aujourd’hui n’utilisent pas l’ordinateur et donc Internet pour intégrer une société qui se transforme. Car, ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement de manipuler une machine. C’est, pour ces familles, d’accompagner leurs enfants dans leur parcours scolaire, d’entrer dans un mode de communication, de s’approprier un outil sur le plan professionnel, social, culturel,... et surtout de pouvoir y participer, de pouvoir y créer des contenus, y partager leurs savoirs au-delà des frontières. Comme on le dit dans les enceintes internationales, participer à la "société de communication".

Cette situation, aujourd’hui en Belgique, barre l’accès à l’avenir de milliers de familles et accroît encore plus le fossé qui sépare riches et pauvres. Les quelques mesures mises en place par l’Etat ne servent à rien... tant que les citoyens ne peuvent réellement en profiter dans leur vie de tous les jours.

Jean-Pierre Pinet

Posté le 24 septembre 2008 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

Fracture numérique en Suisse

En Suisse, la "fracture numérique", c’est d’abord des gens ! Ainsi, dans un article du 10 février, le Courrier titre : "En comparaison internationale, les ménages suisses sont nombreux à être reliés à la Toile. Mais l’accès à tous est loin d’être garanti. Surtout quand on est pauvre, âgé, peu scolarisé ou qu’on vit en Suisse latine." Et de développer différentes raisons liées à cette fracture.

Cet article est suivi d’un autre : « Internet, c’est l’avenir pour le 3e âge ».

Posté le 12 février 2007 par Jean Pierre Pinet - Consulter cet article seul
 

Communautique, un projet québécois d’appropriation sociale des TICS en milieu communautaire

Article présentant le projet
Mots-clés:

Communautique est une structure née de l’initiative de membres des réseaux communautaires pour développer une expertise et défendre le droit de tous les habitants, y compris les plus modeste, à un accès à Internet et aux TIC pour tous au Québec.

Le contexte dans lequel elle réalise son projet a considérablement évolué depuis sa création en 1995.A coté de l’accès pour tous, d’autres enjeux ont émergés : les usages, les pratiques collaboratives, la participation, la coopération... maisaussi la gouvernance de l’internet, la solidarité nord/sud et les enjeuxdes biens communs et de la diversité culturelle, dans la perspective dela Société de l’Information.

En France l’association VECAM organise une soirée de présentation et de discussion de ce projet le mercredi 18 octobre.

Posté le 12 octobre 2006 par Bruno Oudet - Consulter cet article seul
 

L’écrit, un obstacle à l’ordinateur ?

Rencontre des EPM du Lyonnais - le 5 octobre 2006

Source : Créatif-public

Date : 20/09/06

Résumé : de nombreuses personnes se retrouvent en difficulté face à l’ordinateur à cause de la lecture et de l’écriture. L’environnement informatique et les différents usages possibles reposent souvent sur une connaissance et une maîtrise de l’écrit. La rencontre prévue le 5 octobre 2006 à la bibliothèque de Caluire et Cuire (69) a pour objectif de mener une réflexion et d’échanger sur la manière dont les animateurs doivent accompagner dans leur découvertes et appropriation des TIC des personnes rencontrant des difficultés de lecture et écriture (identification des besoins, difficultées rencontrées ; les outils et accompagnements mis en oeuvre ; les conditions de réussite). Quelles leçons et interrogations peut-on tirer d’expériences concrètes ? Quelles sont les pistes d’interventions possibles ? Quels outils ont pu faire leurs preuves ? Autour de ces interrogations, à travers des présentations concrètes de projets, la matinée proposera des pistes d’action.

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Posté le 22 septembre 2006 - Consulter cet article seul
 

e-inclusion 2010 en France : quels moyens pour quelle politique ?

Réflexion

Source : Créatif-public

Date : 07/09/06

Résumé : lors du dernier Comité interministériel pour la Société de l’information du 11 juillet 2006, une mesure a été proposée : « un PC et l’Internet pour les familles aux revenus modestes ». Le gouvernement veut lancer « une offre d’ordinateurs de qualité et bon marché, une connexion internet à bas prix négocié, un dispositif de formation/accompagnement à domicile et le tout pour le prix d’un euro par jour, sur 3 ans. ». Le présent article tente d’amorcer la réflexion sur cette mesure. Il fait une proposition autre. Il propose : de soutenir les usages de la population plutôt que l’offre des constructeurs ; une méthode de calcul pour estimer le nombre d’ordinateurs connectés en accès public nécessaires par habitant ; de recourir à la "Solidarité numérique de proximité" (un concept innovant économique pour les fonds publics) ; une estimation par projection des besoins en Points d’Accès Publics à Internet en 2010 ; une première estimation chiffrée du coût d’un tel programme pour les finances publiques sur 5 ans. Il s’agit de propositions pour une alternative politique en matière d’e-inclusion et d’appropriation des outils numériques par le plus grand nombre. Dans cet article est préconisé une politique de soutien aux usages. Cela part du constat que les ménages qui ne disposent pas de connexion l’expliquent par l’absence de besoin et le manque de compétences. Vient loin derrière le coût trop élevé ( INSEE Première Mai 2006). L’analyse des motivations et freins des ménages non-connectés donne des raisons de douter de l’efficacité d’une politique qui se limiterait à soutenir les dépenses d’équipement des ménages. Les baisses de prix ne sont susceptibles d’intéresser que 15 % des non-connectés, alors que la moitié d’entre eux cherchent encore à quoi internet pourrait bien leur servir. Cet article propose plutôt de mettre en place une politique de soutien et d’accompagnement des usages. L’e-inclusion (participation de tous à la société de l’information) a pour objectifs de réduire de moitié le nombre de personnes n’utilisant pas l’internet dans les groupes menacés par l’exclusion, d’assurer à au moins 90 % du territoire européen un accès à l’internet haut débit et de rendre accessibles tous les sites web publics d’ici à 2010.

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Posté le 8 septembre 2006 - Consulter cet article seul
 

Les TIC, une réponse à la pauvreté ?

Sources : Revue latino-américaine Tecnologia et Sociedad, N°6, Edition ITDG /VECAM

Date : octobre 2004

Résumé : selon l’article, l’histoire récente démontre que l’incorporation des technologies de l’information et la communication a reproduit le système d’autorité et la division internationale du travail d’hier. L’innovation technologique qui est née à partir de l’expansion des TIC n’a pas conduit à un village global, comme le prophétisait Mashall Mac Luhan, mais bien plutôt a généré un grand village entrepreneurial, dans lequel la production et le marketing à échelle mondiale conçoivent le monde comme un grand marché unique. Dans ce grand marché, une seule voix est privilégiée (l’homogénéisation propre à la globalisation). On essaye alors d’uniformiser la diversité au lieu de faire se concerter les divers éléments d’une diversité. Les TIC apportent leur contribution à une globalisation qui bénéficie à un petit nombre de personnes situées en même temps qu’elles laissent la majorité chaque fois en arrière, dépossédée de son pouvoir. C’est un phénomène d’aggravation de l’exclusion et de la marginalisation. Le risque est d’inonder les différents recoins des pays les plus pauvres avec de la technologie, au lieu de promouvoir de réels processus d’appropriation. Le modèle pour mettre en oeuvre les TIC en vue de réduire la pauvreté ne se situe pas seulement dans le domaine technologique, mais il faut l’adapter à différents processus qui affectent la vie des pauvres, en particulier les systèmes d’information et de communication rurales. Pendant des siècles, le paysan a survécu grâce à ses propres mécanismes d’information, grâce aussi à des règles sociales qui ont assuré sa subsistance. Un système "nouveau" doit apprendre de ces systèmes traditionnels et, au lieu de les remplacer, doit les renforcer. Toute personne a la capacité de discerner si ce qu’on lui donne comme information lui sert ou non, à condition que l’information soit apportée dans les "codes" qu’elle comprend. Plus important que le processus de diffusion de l’information est donc la manière d’accompagner le processus de codification. Cet accompagnement ne doit pas être le propos d’une intervention peu au fait de la vie de la communauté mais par des intermédiaires d’information qui, en plus d’avoir été formés à la recherche et la mise à disposition d’informations, ont une connaissance des problématiques qui affectent la vie de l’agriculteur : la santé animale, l’élevage, les cultures, les calamités diverses etc. Mettre en oeuvre un système d’information rurale passe donc aussi par l’élaboration très soigneuse de tous ces niveaux, et ceci doit être fait avec la communauté pour répondre aux besoins de celle-ci, et aux requêtes des institutions fournisseuse d’information. Les TIC doivent être au service des besoins des communautés rurales.

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Posté le 8 septembre 2006 - Consulter cet article seul
 

Populations Socialement défavorisées et TIC : Analyse des (non-)Usages, des Médiations et des Expériences

Partage de connaissances et d’expériences

Source : @-Brest

Date : 26/07/06

Résumé : le laboratoire des usages Marsouin associé à la ville de Brest et à de nombreux partenaires (associations, laboratoires d’usages ..) a créé un espace ouvert http://www.psaume.infini.fr/ au croisement des structures et associations impliquées dans un travail auprès des personnes en précarité et des observatoires d’usage impliquées dans des pratiques d’observation-participantes. Le second forum des usages coopératifs a été un moment de multiples échanges, découvertes, croisements et rencontres de personnes qui s’est prolongé sur le site de Marsouin. L’espace PSAUME http://www.psaume.infini.fr/ a pour vocation de faire émerger des collaborations entre praticiens, chercheurs, institutions publiques ou privées autour des thématiques suivantes : création de liens sociaux, précarité, pauvreté, handicap ; rapport de l’utilisateur à l’outil informatique (représentation, appropriation, utilisation, etc.) ; intermédiations qui aident à construire ce rappport à l’outil. Sur le site, on peut aussi déposer : des rapports de recherche, des récits/témoignages d’expériences, des points de vue d’institutions publiques, des liens vers des sites présentant des projets, des annonces d’évènements. On peut également participer : aux discussions autour des contributions (forum) et à la collecte des expériences en proposant des références. Pour suivre l’actualité du site, et pour discuter avec les acteurs, une liste de diffusion est également mise à disposition

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Posté le 28 juillet 2006 - Consulter cet article seul
 

Le Net restera-t-il neutre ?

Vers un Internet à deux vitesses

Source : 01net

Date : 29/05/06

Résumé : Aux États-Unis, certains opérateurs veulent faire payer les FAI selon les contenus diffusés : institutionnels, vidéos ou programmes télé. Dans cette hypothèse, le monde serait partagé en deux : ceux qui payent et les autres. Avec un Internet à plusieurs vitesses, et des niveaux d’accès correspondant à ce que chacun est prêt à payer. De lieu d’échanges et de partage, le Web est en train de devenir un médium comme un autre, un simple vecteur de diffusion. À ce titre, il répondra aux mêmes lois que la télé, la radio ou la presse, celle de l’audience. C’est pour résister à cette tentation, et au passage à « l’âge obscur » du Web, que Tim Berners Lee a défendu l’idée d’un Internet « neutre » et égalitaire d’accès et de contenu. Microsoft et Google en appellent aussi à une régulation du Net, garante de cette neutralité. Une posture étrange de la part de Google, dont le principal revenu provient de la vente de mots-clés et autres positionnements d’un site selon le prix payé...

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Posté le 31 mai 2006 - Consulter cet article seul
 

Le risque d’une fracture numérique au second degré

Une fracture dans la fracture numérique ?

Article publié dans : La lettre emerit n°39

Date : deuxième trimestre 2004

Auteur : non indiqué

Résumé : Les nouveaux clivages ne se situent plus au niveau de l’accès à Internet, mais entre ceux qui l’utilisent, selon les types d’usages qu’ils en font. La fracture numérique « au second degré » renvoie au niveau de compétences des utilisateurs pour qu’ils puissent s’approprier les contenus de l’information et les services en ligne. Plusieurs facteurs sont listés qui rendent l’information en ligne peu attractive pour les groupes moins favorisés : il y a sur Internet encore trop peu d’informations locales (offre d’emploi locale, marché immobilier, activités des associations locales ...) directement pertinentes pour les individus. L’information présente sur le Web manque aussi de diversité culturelle et ethnique. Elle requiert aussi des capacités de lecture quand il ne s’agit pas de maîtriser l’anglais. Cela exclut les personnes les moins bien insérées socialement. La recherche d’information en ligne nécessite de savoir naviguer dans un univers conceptuel complexe. Il faut des compétences « instrumentales » et techniques (savoir manipuler le matériel et les logiciels, savoir se protéger des virus), des compétences « structurelles » (savoir utiliser les moteurs de recherche. Etre capable de trier, replacer dans leurs contextes et synthétiser les informations obtenues), des compétences « stratégiques » (savoir rechercher de l’information pour prendre des décisions et agir sur son environnement personnel et professionnel). Le rythme d’acquisition des compétences par les individus est moins rapide que les évolutions technologiques. Là encore, plus l’expérience d’Internet est ancienne, plus facile est l’adaptation aux nouveautés technologiques. Le risque est de voir se développer un Internet à deux vitesses, créant de nouveaux clivages sociaux

Posté le 4 mai 2006 - Consulter cet article seul
 

De la fracture numérique à l’inclusion sociale

La lutte contre l’exclusion passe par l’e-inclusion

Article publié dans : La lettre emerit n°39

Date : deuxième trimestre 2004

Auteur : non indiqué

Résumé : le développement de la société de l’information va-t-il réduire ou renforcer les inégalités sociales et culturelles ? Les services en ligne et le potentiel des TIC peuvent-ils être mis au service de politiques favorisant l’inclusion sociale ? Cet article présente ce que l’on entend par e-inclusion (l’inclusion numérique). L’inclusion n’est pas seulement le contraire de l’exclusion. Le processus d’inclusion sociale comporte trois dimensions indissociables : surmonter les obstacles dues aux inégalités pour éviter l’exclusion ; exploiter les opportunités offertes par l’objectif sociétal à atteindre, de façon à réduire les inégalités existantes et améliorer la qualité de vie ; favoriser l’implication dans les transformations sociales ; améliorer l’expression individuelle et collective, l’engagement citoyen et la participation démocratique. Le processus social d’e-inclusion doit incorporer ces trois dimensions : réduire la fracture numérique, exploiter les opportunités numériques, favoriser l’implication et l’expression de tous dans la société de l’information. Au niveau européen, les travaux du groupe d’experts ESDIS ont montré que la prévention de l’exclusion numérique nécessite des mesures politiques dans trois domaines : l’alphabétisation numérique pour tous ; l’abaissement des barrières techniques et économiques pour l’accès à Internet ; le développement de compétences appropriées à un usage efficace des services en ligne. Internet offre aussi de nouvelles possibilités de création de lien social.

Posté le 3 mai 2006 - Consulter cet article seul