SMSI et actions internationales
Le déficit d’infrastructures
Participer à la société de l’information
Du 30 novembre au 2 décembre 2008 se tiennent à Vienne (Autriche) une Conférence et une exposition sur l’e-inclusion.
Ceci fait partie de l’initiative i2010 de la Commission Européenne pour développer l’accès aux nouvelles technologies, suite à la Conférence de Riga (dont on trouvera la déclaration des Ministres en français ici ; .pdf)
Dans un document accessible en ligne (français ; .doc), la Commission Européenne définit ainsi les progrès à faire :
| Les progrès dans la réalisation des objectifs de la déclaration ministérielle de Riga
Utilisation d’internet : réduire de moitié les écarts entre la moyenne de la population de l’UE et les personnes âgées, les personnes handicapées, les groupes à faible niveau d’études, les chômeurs et les régions « en retard de développement ». Des écarts importants persistaient à la fin de 2006 entre la moyenne de la population de l’UE-27 (45% d’utilisateurs réguliers d’internet) et certaines catégories, notamment les personnes de plus de 65 ans (10% d’utilisateurs d’internet), les personnes économiquement inactives (17% d’utilisateurs d’internet), les personnes à bas niveau d’études (25% d’utilisateurs d’internet). Les projections indiquent que ces disparités ne seront pas résorbées de moitié d’ici 2010. Possibilité d’accès à la large bande : elle doit couvrir plus de 90% de la population. Cet objectif était déjà atteint fin 2006 (89% de la population de l’UE couverte), mais des différences demeurent entre les pays et les régions : ainsi, 70% seulement de la population rurale a accès à la large bande. Culture numérique : réduire de moitié l’écart entre la moyenne de la population de l’UE et certaines catégories menacées d’exclusion. Des écarts importants persistaient à la fin de 2006 entre la moyenne de la population de l’UE-27(59% possède un niveau de base de culture numérique) et certaines catégories, notamment les personnes de plus de 65 ans (17% seulement possède une culture numérique), les personnes économiquement inactives (27%), les personnes à bas niveau d’études (35%). Accessibilité des sites internet publics : tous les sites publics doivent se conformer aux lignes directrices 1.0 concernant l’accessibilité du contenu du Web, ce qui est particulièrement important pour les handicapés. Cet objectif était encore loin d’être réalisé à la fin de 2006 (les sites publics contrôlés pleinement conformes à ces lignes directrices étaient minoritaires). |
Si on comprend bien, il s’agit de "faire entrer" le maximum de personnes dans un système qui existe déjà et que personne n’est prêt à remettre en cause.
Dans les projets menés avec les familles les plus pauvres, on voit bien que c’est l’inverse qu’il faut faire : partir de ce qui est important pour les personnes concernées, et, de là, bâtir un ensemble plus vaste...
Mais, manifestement la Commission européenne a renoncé à lutter contre la pauvreté pour se contenter de faire de l’e-inclusion "de ceux qui le désirent", comme indiqué dans le texte cité.
L’Internet à bas prix, un nouveau pas pour réduire la fracture numérique
D’après les développeurs et les dirigeants de grandes entreprises mondiales du secteur des nouvelles technologies qui ont participé hier [1er mars 2007] à une réunion avec des représentants gouvernementaux, des militants et des représentants des Nations Unies, baisser les coûts d’accès à Internet pourrait déclencher un mouvement similaire à celui qui a permis de démocratiser l’utilisation du téléphone mobile dans les pays en développement.
Réunions de consultation sur les 5 grandes orientations du Plan du SMSI
Source : Unesco
Date : 26/09/2006
Résumé : l’UNESCO organise à l’intention des parties prenantes cinq réunions de consultation qui auront lieu à Paris (les 16 et 19 octobre 2006) et à Beijing (le 22 octobre 2006) sur la mise en œuvre de cinq des grandes orientations du Plan d’action adopté lors du Sommet mondial sur la société de l’information Les réunions sont destinées à faciliter les premiers contacts et le partage d’information entre les parties prenantes concernant leurs priorités et leurs domaines de compétences en vue de la mise en œuvre de chacune des cinq grandes orientations du Plan d’action du SMSI. Il est également prévu de créer une équipe pour chacune des grandes orientations afin de faciliter la mise en œuvre. Un coordonnateur par équipe sera également nommé. Les réunions sont ouvertes à toutes les parties prenantes au SMSI qui s’intéressent ou participent au processus de mise en œuvre des grandes orientations du SMSI.
Programme des réunions : • 16 octobre 2006, UNESCO, Paris, France Réunion de consultation sur l’orientation C3 "Accès à l’information et au savoir" • 17 octobre 2006, UNESCO, Paris, France Réunion de consultation sur l’orientation C10 "Dimensions éthiques de la société de l’information" • 18 octobre 2006, UNESCO, Paris, France Réunion de consultation sur l’orientation C7 "Téléenseignement" • 19 octobre 2006, UNESCO, Paris, France Réunion de consultation sur l’orientation C9 "Médias" • 22 octobre 2006, Huarun Hotel, Beijing, Chine Réunion de consultation sur l’orientation C7 "Cyberscience"
L’UNESCO organise en octobre 2006 des réunions de consultation à Paris et Beijing sur la mise en œuvre des résultats du SMSI
Source : UNESCO
Date : 24/07/06
Résumé : L’UNESCO organise du 16 au 22 octobre 2006 cinq réunions à Paris et Beijing ayant pour objectif de développer des partenariats pour la mise en œuvre des grandes orientations adoptées en 2003 lors du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) à Genève. Les cinq réunions seront consacrées aux grandes orientations suivantes : accès à l’information et au savoir, dimensions éthiques de la société de l’information, télé-enseignement, cyberscience et médias. L’UNESCO a été désignée « point focal par intérim » pour toutes ces grandes orientations. Les réunions sont destinées à faciliter les premiers contacts entre les parties prenantes et le partage d’information concernant les priorités et les domaines de compétence des différents partenaires pour la mise en œuvre de chacune des grandes orientations
La création du Groupe des Nations Unies sur la société de l’information avec la participation de l’UNESCO
Source : Unesco
Date : 20/07/06
Résumé : le Groupe des Nations Unies sur la société de l’information (UNGIS) vient d’être mis en place comme il avait été prévu lors du récent Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI). L’UNGIS assumera une fonction de coordination interinstitutions dans le système des Nations Unies pour la mise en œuvre des résultats du SMSI. Le SMSI a contribué à mieux faire comprendre les questions fondamentales et les problèmes majeurs liés à la société de l’information. Lors du Sommet, les délégués ont fixé des objectifs fondamentaux pour, d’ici à 2015, parvenir à une connectivité mondiale et mettre les TIC au service du développement. L’UNGIS permettra de créer des synergies dans la recherche de solutions aux questions de fond et aux questions de politique générale, d’éviter les chevauchements d’activités et de renforcer l’efficacité du système tout en sensibilisant le public aux objectifs de la société mondiale de l’information. Il s’efforcera par ailleurs de mettre en lumière l’importance des TIC dans les efforts déployés pour parvenir aux Objectifs du Millénaire pour le développement. Pour maximiser son efficacité, le Groupe a défini un plan de travail selon lequel ses efforts collectifs seront concentrés chaque année sur un ou deux thèmes plurisectoriels et sur un petit nombre de pays sélectionnés. L’UNGIS s’attachera à faire porter l’action des Nations Unies sur l’élargissement de l’accès aux communications, par l’intermédiaire de centres communautaires multimédias, de téléboutiques, etc. Il s’intéressera aussi à diverses applications dans le domaine de la télésanté et du télétourisme. Parallèlement, il examinera les stratégies et politiques de e-préparation d’un ou deux pays, choisis sur proposition du PNUD, afin d’élaborer un toolkit complet en vue d’apporter les bienfaits de la société de l’information aux pays en développement
Sommet mondial sur la Société de l’information : une chance à saisir
Auteur de l’article : A. Clerc
Article extrait de l’ouvrage : Internet au service de qui ?
Source : Quart Monde – Vaincre l’exclusion n°187 août 2003
Résumé : Le SMSI s’inscrit dans la lignée des grandes manifestations de l’ONU, pour autant, il s’agit bien d’un sommet de nouvelle génération. Il a une approche prospective. Il propose aux chefs d’Etats et de gouvernements une « vision commune et partagée » de notre futur. Il est résolument tourné vers l’avenir. C’est aussi un sommet qui porte sur un thème transversal et global à savoir l’avénement de la Société de l’information. Il analyse les questions relatives au passage de la société industrielle à la société de l’information. Le SMSI de Genève de 2003 a décidé de s’ouvrir aux représentants de la société civile et du secteur privé. On implique ainsi tous les acteurs concernés par l’avénement de la société de l’information et cela permet aussi de placer l’Etat comme arbitre privilégié entre les intérêts des pouvoirs économiques et les attentes des citoyens. Le SMSI permet aux responsables politiques et économiques du monde entier de repenser la société post-industrielle. Le sommet est un véritable processus de construction d’un « agir ensemble ». Il intervient à un moment clé de notre développement mondial alors que la globalisation s’impose un peu partout dans le monde, que les Etats se concentrent désormais sur leurs prérogatives régaliennes primaires et que la pauvreté prend des dimensions alarmantes tant dans les pays en développement que dans les pays industrialisés. Le sommet permet aux différents acteurs de mener une réflexion globale qui intégrent ces mutations. La société civile invitée à participer au SMSI pourra-t-elle dépasser ses propres clivages et imposer une autre vision du développement ? Les enjeux du SMSI sont fondamentaux pour la population mondiale et plus encore pour les personnes déshéritées : accés au savoir, à l’éducation, à la diffusion et au partage des connaissances, préservation de la diversité culturelle, accès aux soins, services de proximité. Les acteurs de la société civile ont un rôle important à jouer pour placer ces enjeux au cœur de la réflexion du SMSI. Une mobilisation forte de la société civile est nécessaire pour que les gouvernements prennent acte de l’importance des enjeux et s’engagent dans la négociation à la hauteur des défis sociaux posés par l’émergence de la société de l’information
Le projet de la France pour une Europe numérique
Source : 01net.
Date : 23/06/2006
Résumé : Le ministre délégué à l’Industrie, François Loos, a exposé - à l’occasion du Conseil télécommunications qui s’est tenu à Luxembourg - la vision de la France pour faciliter l’émergence et le développement d’une « Europe numérique ». Ce document sera transmis au début de l’été à ses homologues européens. Il a évoqué tour à tour la « réduction de la fracture numérique », la diversité culturelle, l’Internet du futur, la bibliothèque numérique, le commerce électronique, la lutte contre la piraterie et la « stratégie i-2010 » initiée par la Commission européenne. Lors du sommet de Lisbonne, en 2000, l’Europe s’était fixé pour objectif de créer à la fin de la décennie « une économie basée sur la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique, afin d’enregistrer une croissance économique soutenue, caractérisée par le plein emploi et un système de protection sociale moderne ». Pour y parvenir, la France propose « d’assurer l’accès de tous à la société de l’information » et « d’accroître l’effort de R&D dans le domaine des technologies de l’information et de la communication »
L’internet pour tous : e-inclusion dans l’Union européenne
Source : Commission européenne – Communiqué de presse
Date : 12/06/2006
Résumé : Les ministres de 34 pays européens ont approuvé à Riga (Lettonie) une action paneuropéenne pour promouvoir l’e-inclusion (participation de tous à la société de l’information). Il s’agit d’ aider les citoyens à remédier à leurs désavantages économiques, sociaux, scolaires, géographiques ou liés à un handicap au moyen des technologies de l’information et de la communication. La déclaration ministérielle de Riga, signée par les ministres des États membres de l’Union européenne, des pays en voie d’adhésion, des pays candidats et des pays de l’AELE/EEE, fixe les objectifs spécifiques suivants : • Diviser par deux d’ici à 2010 le nombre de personnes n’utilisant pas l’internet dans les groupes menacés par l’exclusion (personnes âgées, handicapées ou sans emploi) ; • Assurer à au moins 90 % du territoire européen un accès à l’internet haut débit (c’est-à-dire aux infrastructures d’internet haut débit) d’ici à 2010. En 2005, près de 60 % des entreprises et des ménages y avaient accès dans les zones périphériques et rurales de l’Union européenne à quinze, contre plus de 90 % dans les zones urbaines ; • Veiller à ce que tous les sites web publics soient accessibles d’ici à 2010 ; • Mettre en place, d’ici à 2008, des actions dans le domaine de l’« alphabétisation » numérique afin de réduire de moitié d’ici à 2010 les disparités affectant les groupes menacés par l’exclusion ; • Formuler d’ici à 2007 des recommandations sur les normes d’accessibilité et les approches communes, qui pourraient devenir obligatoires pour les marchés publics d’ici à 2010 ; • Évaluer la nécessité de mesures législatives dans le domaine de l’accessibilité en ligne et prendre en considération les exigences en la matière lors de la révision du cadre réglementaire pour les communications électroniques qui débutera en juin 2006
I-2010 Premier rapport annuel sur la Société européenne de l’information
Source : Communication de la Commission au Conseil, au Parlement européen, au comité économique et social européen et au comité des régions
Date : Bruxelles 19/05/06
Résumé : L’initiative i-2010 de la Commission européenne s’inscrit dans la stratégie de Lisbonne. Il s’agit de mettre l’économie numérique au service de l’Union européenne. L’initiative définit des mesures clés à mettre en œuvre sur la période 2005-2010. Le Parlement européen soutient activement une société de l’Information axée sur le citoyen et sur l’intérêt public. Les TIC constituent une source de croissance et de compétitivité au sein de l’UE. Néanmoins, les investissements de l’UE dans la recherche sur les TIC restent à la traîne par rapport aux USA, au Japon et à la Chine. Toutefois, on observe des tendances favorables en Europe comme la convergence numérique qui devient une réalité (les investissements dans les réseaux ont repris ; les abonnements hauts-débits ont progressé ; les opérateurs proposent des services convergents comme les offres « triple-play"). L’UE doit passer à un rythme supérieur pour éviter un ralentissement de la transition vers l’économie de la connaissance. Le rapport d’étape annuel sur la croissance et l’emploi fixe comme priorité d’investir davantage dans la connaissance et dans l’innovation. L’initiative i-2010 fait de la convergence numérique un facteur central pour édifier un espace européen unique de l’information. Quatre défis doivent être relevés : la vitesse, la diversité et la richesse des contenus, l’intéropérabilité et la sécurité. L’initiative i-2010 recommande d’inscrire les services de la société de l’information et des médias dans un cadre cohérent afin d’encourager les investissements et la concurrence, tout en préservant les objectifs d’intérêt public et les intérêts des consommateurs. L’initiative i-2010 vise aussi à inscrire les diverses politiques en matière d’e-inclusion dans un cadre coordonné, pour promouvoir une croissance durable et le modèle social européen. Ces politiques concernent la fracture numérique, l’e-accessibilité et l’administration en ligne. Les effets des TIC sur le développement durable et sur la qualité de vie sont souvent méconnus. L’initiative i-2010 vise à accroître la visibilité en ce sens en lançant des initiatives phares sur les questions de société essentielles : le vieillissement de la population, la sécurité, la diversité culturelle
L’Alliance mondiale présente ses grandes lignes d’action pour aider les plus pauvres à accéder aux technologies de l’information
Source : UNESCO
Date : 22/06/06
Résumé : Les Nations Unies veulent promouvoir l’usage des TIC dans les pays en développement. Un cadre d’action a été établi. L’Alliance mondiale pour les technologies de l’information et de la communication (TIC) au service du développement a adopté la « Vision de Kuala Lumpur », un document présentant les principes qui régiront les activités futures de l’Alliance. La « Vision de Kuala Lumpur » a retenu l’objectif de combler le fossé social et numérique entre le monde développé et les pays en développement en favorisant des politiques et des partenariats qui permettront de créer un « pont d’opportunités numériques ». Plusieurs initiatives sont proposées, comme la création de forces de cyber-développement, la mise en place de centres de ressources pour développer le capital humain, ou encore la création de réseaux et groupes de travail pour promouvoir l’action sur le terrain et les partenariats. L’Alliance mondiale vise aussi à renforcer la collaboration entre les secteurs public et privé, en étendant les bonnes pratiques et en proposant des solutions qui permettent d’obtenir des résultats rapides


