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Exclusion des TIC

Les TIC, une réponse à la pauvreté ?

Sources : Revue latino-américaine Tecnologia et Sociedad, N°6, Edition ITDG /VECAM

Date : octobre 2004

Résumé : selon l’article, l’histoire récente démontre que l’incorporation des technologies de l’information et la communication a reproduit le système d’autorité et la division internationale du travail d’hier. L’innovation technologique qui est née à partir de l’expansion des TIC n’a pas conduit à un village global, comme le prophétisait Mashall Mac Luhan, mais bien plutôt a généré un grand village entrepreneurial, dans lequel la production et le marketing à échelle mondiale conçoivent le monde comme un grand marché unique. Dans ce grand marché, une seule voix est privilégiée (l’homogénéisation propre à la globalisation). On essaye alors d’uniformiser la diversité au lieu de faire se concerter les divers éléments d’une diversité. Les TIC apportent leur contribution à une globalisation qui bénéficie à un petit nombre de personnes situées en même temps qu’elles laissent la majorité chaque fois en arrière, dépossédée de son pouvoir. C’est un phénomène d’aggravation de l’exclusion et de la marginalisation. Le risque est d’inonder les différents recoins des pays les plus pauvres avec de la technologie, au lieu de promouvoir de réels processus d’appropriation. Le modèle pour mettre en oeuvre les TIC en vue de réduire la pauvreté ne se situe pas seulement dans le domaine technologique, mais il faut l’adapter à différents processus qui affectent la vie des pauvres, en particulier les systèmes d’information et de communication rurales. Pendant des siècles, le paysan a survécu grâce à ses propres mécanismes d’information, grâce aussi à des règles sociales qui ont assuré sa subsistance. Un système "nouveau" doit apprendre de ces systèmes traditionnels et, au lieu de les remplacer, doit les renforcer. Toute personne a la capacité de discerner si ce qu’on lui donne comme information lui sert ou non, à condition que l’information soit apportée dans les "codes" qu’elle comprend. Plus important que le processus de diffusion de l’information est donc la manière d’accompagner le processus de codification. Cet accompagnement ne doit pas être le propos d’une intervention peu au fait de la vie de la communauté mais par des intermédiaires d’information qui, en plus d’avoir été formés à la recherche et la mise à disposition d’informations, ont une connaissance des problématiques qui affectent la vie de l’agriculteur : la santé animale, l’élevage, les cultures, les calamités diverses etc. Mettre en oeuvre un système d’information rurale passe donc aussi par l’élaboration très soigneuse de tous ces niveaux, et ceci doit être fait avec la communauté pour répondre aux besoins de celle-ci, et aux requêtes des institutions fournisseuse d’information. Les TIC doivent être au service des besoins des communautés rurales.

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Posté le 8 septembre 2006